Publié le dimanche 4 janvier 2009

Obsèques des huit randonneurs morts dans des avalanches en C.-B

04 01 2009

( Agence France-Presse - Montréal ) - Quelque 4 000 personnes ont assisté dimanche aux obsèques des huit randonneurs à motoneige morts une semaine auparavant dans une série d'avalanches qui avait endeuillé la ville minière de Sparwood (Colombie-Britannique, ouest) d'où étaient originaires les victimes.

Parents et amis des huit défunts, âgés de 20 à 45 ans, ont tour à tour prononcé des éloges funèbres lors d'une cérémonie tenue dans la patinoire de la petite ville de 3 600 habitants et retransmise en direct sur les grandes chaînes de télévision canadienne. Un écran géant avait été installé à l'extérieur, pour répondre à la forte affluence. Les autorités locales ont lu les condoléances du Premier ministre canadien Stephen Harper et de la gouverneure générale, Michaëlle Jean, représentante de la Reine Elisabeth II, chef d'Etat en titre du Canada.

Les huit hommes sont décédés dimanche dernier alors qu'ils effectuaient une randonnée à motoneige dans les montagnes Rocheuses près de la ville de Fernie, à 300 km au sud-ouest de Calgary.

Une première avalanche a d'abord surpris sept randonneurs. Mais alors que quatre autres hommes étaient venus porter secours, un second mur de neige - qui faisait au moins quatre mètres de haut selon un rescapé - a dévalé les pentes.

Sur les 11 hommes ensevelis, trois seulement ont réussi à se dégager. Ces derniers ont alors décidé d'aller chercher de l'aide, échappant à une autre série d'avalanche.




Vague de froid sibérien dans les Prairies

04 01 2009

( La Presse Canadienne ) - Une vague de froid sibérien gagnait le Manitoba dimanche, après avoir infligé un record de moins 52 degrés, en tenant compte du facteur de refroidissement éolien, à la province voisine de la Saskatchewan, la nuit précédente.

Des avertissements de froid intense étaient en vigueur pour ces deux provinces de l'Ouest, dimanche. Environnement Canada a émis une alerte précisant que la peau exposée pourrait geler en moins de dix minutes.Saskatoon a battu son record de 1966, alors que la température ressentie au petit matin, dimanche, atteignait moins 45 degrés Celsius.

Au Manitoba, les résidants de Brandon et de Dauphin se sont éveillés dimanche avec des températures de moins 45 degrés, en tenant compte de l'indice de refroidissement du vent.

Par ailleurs, le temps commençait à se faire plus clément en Alberta et dans certaines régions de la Saskatchewan dimanche. A Saskatoon, les météorologues prédisaient une remontée du mercure à moins 12 degrés, lundi.

Entre-temps, la violente tempête qui a frappé les provinces atlantiques la veille du jour de l'An a connu une conclusion tragique dimanche, quand les secouristes ont retrouvé le corps sans vie d'un homme de l'Ile-du-Prince-Edouard, disparu ce soir-là en route vers son domicile. La victime est Kyle Alvin Bambrick, 18 ans.




Des caméras de surveillance dans des autobus scolaires

04 01 2009

( Lisa Arrowsmith - La Presse Canadienne - Edmonton ) - Un nombre grandissant de commissions scolaires au pays installent des caméras de surveillance vidéo à bord des autobus scolaires. Les autorités scolaires justifient cette mesure en disant qu'elle contribue, notamment, à prévenir les comportements voyous et l'intimidation chez les écoliers.

Tout récemment, la commission scolaire Pembina Trails de Winnipeg, au Manitoba, a décidé à son tour de poser des caméras de surveillance dans tous ses autobus, après qu'un chauffeur âgé de 65 ans ait été accusé d'avoir agressé sexuellement une écolière.

Mais des experts soutiennent que ces caméras ne constituent pas nécessairement une protection contre les écarts de conduite, et qu'elles ont le potentiel de porter atteinte à la vie privée.

L'utilisation de caméras de surveillance par les commissions scolaires remonte, dans certains cas, à une quinzaine d'années.

En Ontario, on les utilise, non pas tant pour surveiller les conducteurs que pour inciter les jeunes à agir de manière responsable, affirme Dave Carroll, consultant auprès de l'association ontarienne des autobus scolaires. Certaines commissions scolaires placent même de fausses caméras, munies d'un voyant lumineux rouge, pour leurrer les écoliers, dit-il.

Le service de transport d'écoliers qui dessert plusieurs commissions scolaires du centre de la province procède régulièrement à la rotation de quelque 25 caméras à bord de ses 650 autobus.

De même, les autobus de certaines grandes villes sont équipés de caméras vidéo pour, espère-t-on, protéger les conducteurs et les usagers contre la violence, et les véhicules contre le vandalisme.

La société de transport de Toronto a entrepris d'équiper ses autobus de caméras à la suite de l'agression dont a été victime un de ses chauffeurs, note M. Carroll. Winnipeg appliquera une mesure semblable en 2009.

Mais Brian Edy, un avocat de Calgary, ancien président de l'association albertaine des libertés civiles, estime qu»il y a toujours un risque d'atteinte à la vie privée quand des personnes sont filmées sans leur consentement.

M. Edy plaide la prudence dans l'utilisation des caméras de surveillance. Selon lui, des parents se demanderont peut-être qui aura accès aux enregistrements vidéo. L'utilisation de telles caméras n'accroît pas toujours la sécurité et peut nous inciter à renoncer à une partie de notre vie privée contre une mesure qui, malheureusement, n'est pas nécessairement dissuasive, prévient-il.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

04 01 2009

Prévisions

Émises à: 15h45 HNE le dimanche 4 janvier 2009

Ce soir et cette nuit:

Quelques nuages. Ennuagement graduel vers minuit suivi de neige débutant au cours de la nuit. Accumulation de 2 cm. Minimum moins 12.

Lundi:

Neige cessant le matin. Nuageux par la suite. Vents devenant du sud-ouest à 30 km/h avec rafales à 50 tard le matin. Maximum moins 7.

Lundi soir et nuit:

Passages nuageux. Vents d'ouest de 20 km/h. Minimum moins 11.

Mardi:

Ensoleillé. Maximum moins 8.

Mercredi:

Neige. Minimum moins 15. Maximum moins 8.

Jeudi:

Neige intermittente. Minimum moins 10. Maximum moins 10.




Le secrétaire au Commerce d'Obama renonce au poste

04 01 2009

( Associated Press ) - Le gouverneur démocrate du Nouveau-Mexique, Bill Richardson, a renoncé dimanche à devenir le secrétaire au Commerce de Barack Obama en raison d'une enquête fédérale pour corruption dans la passation de marchés publics.

Barack Obama a fait savoir qu'il acceptait cette «démission» avec «de profonds regrets», à un peu plus de deux semaines de son investiture à la présidence des Etats-Unis le 20 janvier.

Un grand jury fédéral enquête sur la façon dont une entreprise californienne, CDR Financial Products, qui a contribué aux activités politiques de Bill Richardson, a obtenu un contrat de plus d'1 milliard de dollars (environ 718 millions d'euros) avec l'Etat du Nouveau-Mexique, selon une source proche du dossier.

Bill Richardson a affirmé dans un communiqué diffusé par le bureau de transition du président-élu que l'enquête pourrait durer des mois mais qu'elle montrerait qu'il avait «agi correctement dans tous les domaines». «Etant donné la gravité de la situation économique qu'affronte le pays, je ne pouvais pas avoir bonne conscience à demander au président-élu et à son administration de retarder même d'un seul jour le travail important qui doit être fait», a-t-il ajouté. Il conserve son poste de gouverneur et dit rester à la disposition du chef de l'Etat.

Agé de 61 ans, de père américain et de mère mexicaine, Bill Richardson est l'un des Hispaniques les plus en vue sur la scène politique américaine. Il avait été pressenti pour la vice-présidence et le poste de chef de la diplomatie, avant d'être choisi pour le secrétariat au Commerce.

Le gouverneur du Nouveau-Mexique a été secrétaire à l'Energie et ambassadeur aux Nations unies dans l'administration de Bill Clinton, au pouvoir de 1993 à 2001. En 2002, il est facilement devenu gouverneur du Nouveau-Mexique, un Etat avec une forte minorité hispanique qu'il avait représenté au Congrès américain pendant 14 ans. Il est réélu en 2006 avec 69% des voix.




Décès du cinéaste Michel Vianey

04 01 2009

( Agence France-Presse - Paris ) - Le cinéaste Michel Vianey, qui a réalisé des films policiers et a fait tourner Jean-Louis Trintignant, Carole Bouquet et Jean Rochefort, est décédé dans la nuit du 29 au 30 décembre à l'âge de 78 ans, a-t-on appris dimanche auprès de sa famille.

Né le 9 février 1930 à Paris, Michel Vianey a succombé à un arrêt cardiaque dans sa résidence de Blennes, près de la capitale, où ses obsèques auront lieu mardi.

Un temps journaliste à L'Express puis au Nouvel Observateur, il a écrit plusieurs romans et une étude consacrée à Jean-Luc Godard, En attendant Godard, parue en 1967 chez Grasset.

Passé à la réalisation, il a d'abord tourné deux comédies (Un type comme moi ne devrait jamais mourir en 1976, Plus ça va, moins ça va... en 1977 avec Jean-Pierre Marielle et Jean Carmet).

Trois films policiers ont suivi: Un assassin qui passe (1981) avec Jean-Louis Trintignant, Carole Laure et Richard Berry, ce dernier reprenant du service dans Spécial police (1985) en compagnie de Carole Bouquet et Fanny Cottençon, Victor Lanoux et Jean Rochefort jouant pour leur part dans Un dimanche de flic (1983).

Michel Vianey s'était ensuite tourné vers la télévision, pour laquelle il a signé notamment deux épisodes de la série policière Les Boeufs-Carottes dans les années 1990, avec Jean Rochefort dans le rôle du commissaire Antoine Venturi.




Obama s'installe à Washington

04 01 2009

( Daphné Benoit - Agence France-Presse - Washington ) - Barack Obama et sa famille s'installent dimanche à Washington où le président élu va immédiatement s'atteler à boucler son plan de relance de l'économie américaine, que les démocrates espèrent faire adopter au Congrès peu après l'investiture présidentielle du 20 janvier.

M. Obama, son épouse Michelle et leurs deux filles Sasha, 7 ans, et Malia, 10 ans, qui rentrent de deux semaines de vacances à Hawaii, vont s'installer temporairement dans un hôtel prestigieux de Washington, le Hay-Adams, juste à temps pour la rentrée des classes lundi mais aussi pour la rentrée du nouveau Congrès.Le président élu, attendu dimanche dans la capitale américaine, se rendra au Capitole dès lundi pour tenter de finaliser avec les dirigeants parlementaires les modalités de son plan de relance, chiffré dimanche entre 775 et 1000 milliards de dollars par le chef de la majorité démocrate à la Chambre des représentants, Steny Hoyer.

Selon M. Hoyer, le plan de relance de l'économie américaine devrait être adopté au plus tôt «début février», soit après l'arrivée du nouveau président à la Maison Blanche.

«Nous voulons vraiment voir le plan passer devant la Chambre des représentants avant la fin du mois (de janvier), avant de l'envoyer au Sénat puis au président» Barack Obama, soit «début février», a-t-il déclaré sur la chaîne d'informations Fox News.

Le temps presse, a prévenu samedi M. Obama lors de son allocution hebdomadaire à la radio.

«Les économistes de toutes les orientations politiques sont d'accord pour estimer que si nous n'agissons pas rapidement et avec audace, nous pourrions assister à une récession encore plus grave susceptible de déboucher sur un doublement du taux de chômage» (6,7% fin novembre), a-t-il averti.

Selon le président élu, «l'objectif numéro un» du plan, préparé par son équipe sera de créer 3 millions d'emplois dont 80% dans le secteur privé.

Il compte aussi promouvoir des «investissements de long terme» dans les infrastructures, ainsi que des «allègements fiscaux directs pour 95% des travailleurs américains».

Selon le New York Times publié dimanche, M. Obama et les parlementaires démocrates envisagent également une large extension de la couverture santé et de l'assurance chômage dans le cadre de ce plan.

Le chef de file des républicains au Sénat, Mitch McConnell, a réclamé une voix au chapitre dans l'élaboration de ce gigantesque plan de relance, et mis en garde contre toute précipitation pour l'adopter.

«Je crains que cela soit fait dans la hâte. C'est un plan énorme», a-t-il déclaré sur la chaîne ABC. «Nous voulons nous assurer qu'il ne s'agit pas seulement d'une loi de dépenses de mille milliards de dollars mais que ce plan peut atteindre son objectif», a-t-il dit. «Nous voulons faire partie du processus», a-t-il souligné.

En sus de ce vaste chantier économique, l'équipe Obama devra peaufiner sa position sur le conflit entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza au cours des derniers jours de la transition présidentielle, alors que le futur locataire de la Maison Blanche garde pour l'heure un silence prudent sur le sujet.

Obama «surveille la situation à Gaza», a déclaré samedi une de ses porte-parole, Brooke Anderson, après l'entrée des troupes israéliennes dans la bande de Gaza, tout en refusant de commenter l'offensive elle-même, en rappelant le sacro-saint principe «un président à la fois».

Le président élu assistera par ailleurs mercredi à un déjeuner offert par le président George W. Bush à la Maison Blanche où il pourra interroger les anciens présidents Jimmy Carter, Bill Clinton et George H. W. Bush, le père de l'actuel président, sur les «ficelles» du métier.




Le secrétaire au Commerce d'Obama renonce au poste

04 01 2009

( Associated Press ) - Bill Richardson renonce à devenir le prochain secrétaire américain au Commerce, a annoncé dimanche un responsable du Parti démocrate, à un moins de trois semaines de l'investiture présidentielle de Barack Obama.

Gouverneur du Nouveau-Mexique, Bill Richardson a appartenu à l'équipe du président Bill Clinton, au pouvoir de 1993 à 2001. Bill Richardson est soupçonné de conflit d'intérêts.




Gaza: les forces israéliennes avancent, 500 morts depuis le 27 décembre

04 01 2009

( Agence France Presse - Gaza ) - L'offensive israélienne a fait plus de 500 morts palestiniens en neuf jours dans la bande de Gaza, où les chars israéliens ont pris dimanche le contrôle de plusieurs axes stratégiques, se heurtant par endroits à des combattants du mouvement islamiste Hamas.

"Le nombre de martyrs a atteint 512, dont 87 enfants, et celui des blessés plus de 2.450", a dit le chef des services d'urgences à Gaza, Mouawiya Hassanien. Auparavant, il avait fait état d'"au moins 500 morts".

Les troupes israéliennes, appuyées par des bombardements de l'artillerie et de l'aviation, ont avancé en profondeur dans plusieurs secteurs du territoire palestinien contrôlé par le Hamas, où elles avaient pénétré samedi soir après une semaine de bombardements aériens.

Des combats ont été signalés à la hauteur de Jabaliya, dans le nord de ce territoire exigu de 362 km2, et dans le quartier de Zeïtoun à l'est de Gaza-ville.

Dimanche, 63 Palestiniens, dont au moins 22 civils, ont péri dans les attaques israéliennes. Parmi eux, cinq membres d'une même famille, dont une fille de 14 ans, ont été tués par un obus tiré sur leur voiture par un des chars qui ont pris position sur le site de l'ex-colonie juive de Netzarim, à 3 km au sud de Gaza-ville, selon les sources médicales.

Côté israélien, un premier bilan officiel fait état d'un soldat tué et de 30 autres blessés dans l'offensive terrestre.

Des dizaines de familles palestiniennes fuyaient les secteurs des combats vers des zones plus sûres en voitures ou dans des camions.

L'offensive israélienne lancée le 27 décembre a entraîné une profonde dégradation d'une situation humanitaire déjà précaire dans la bande de Gaza, où s'entassent 1,5 million d'habitants. L'électricité était coupée dimanche dans la plupart des localités et les pénuries de carburant s'aggravaient.

Dans la ville survolée par les avions militaires israéliens, les commerces et administrations sont restés fermés. Les rues sont pratiquement vides, à l'exception de files d'attente devant les boulangeries en prévision d'un siège prolongé.

"Nous tremblons comme nos enfants", confie Yehia Anis Hussein, du quartier de Zeïtoun. "Avant même cette offensive, c'était le blocus qui nous tuait. Cette situation est insupportable".

Le Programme alimentaire mondial (Pam) a dénoncé une situation alimentaire "épouvantable" à Gaza.

Malgré l'offensive terrestre, des activistes palestiniens ont tiré depuis la bande de Gaza 32 roquettes et obus de mortier depuis samedi soir sur Israël, blessant légèrement une femme, a indiqué l'armée.

"Il n'y a pas de combats rapprochés", a affirmé un haut responsable militaire israélien. "L'essentiel de l'opposition est sous forme de tirs d'obus de mortier".

Un haut responsable du Hamas, Moushir al-Masri, a affirmé que "l'ennemi" n'avait "pas réussi à atteindre ses objectifs et que la résistance, avec le peu de moyens dont elle dispose, l'a surpris. Le moment venu, l'ennemi annoncera son échec et la résistance proclamera la victoire".

Le Hamas a qualifié de "farce" l'incapacité du Conseil de sécurité de l'ONU à s'entendre, après quatre heures de discussions, sur un texte appelant à la fin des hostilités à Gaza, essentiellement en raison de l'intransigeance des Etats-Unis.

Un haut responsable du ministère des Affaires étrangères israélien a affirmé que la diplomatie israélienne était parvenue pour le moment à désamorcer les pressions sur Israël en vue d'un cessez-le-feu pour lui donner le temps de réaliser les objectifs qu'il s'est fixés.

Le leader palestinien Mahmoud Abbas, qui reçoit lundi le président français François Sarkozy à Ramallah en Cisjordanie, a affirmé qu'il lui demanderait de "faire pression sur Israël" pour qu'il mette fin à son "agression brutale" à Gaza.

A Londres, le Premier ministre Gordon Brown a évoqué un "moment très dangereux" dans le conflit israélo-palestinien. Le pape Benoît XVI a dénoncé "les nouvelles dramatiques qui arrivent de Gaza" et la Commission européenne a appelé Israël à assurer un "espace humanitaire" pour distribuer l'assistance.

La Russie, qui s'est dite "extrêmement préoccupée" par l'offensive terrestre, a annoncé l'envoi d'un émissaire dans la région, où était attendue dimanche soir une délégation de l'Union européenne pour tenter d'arracher un cessez-le-feu.

Entretemps, les manifestations contre l'offensive israélienne se sont multipliées dans le monde.

Dans le nord de la Cisjordanie, un Palestinien a été tué par l'armée israélienne en manifestant contre l'opération à Gaza, selon des sources médicales.




Indonésie: forte réplique au tremblement de terre

04 01 2009

( Agence France Presse ) - Une réplique d'une magnitude de 7,5 degrés a secoué tôt dimanche matin la province indonésienne occidentale de la Papouasie, frappée peu de temps auparavant par un fort séisme, a annoncé l'Institut de géophysique américain (USGS).

La réplique a eu lieu vers 22H33 GMT près de trois heures après le séisme qui s'était produit à 04H43 locales (19H43 GMT), a indique l'USGS.

Les deux secousses séismes ont eu lieu à faible profondeur, la première à 35km, la seconde à 45 km.

Aucune victime ou dégât n'a été signalé dans l'immédiat.




Assemblée nationale
Jean Charest rencontre les citoyens

04 01 2009

( Radio-Canada.ca/Québec ) - Le premier ministre du Québec, Jean Charest, reçoit cet après-midi les citoyens pour leur offrir ses voeux du Nouvel An, à l'hôtel du Parlement, à Québec. Les portes de l'Assemblée nationale ont ouvert à 13 h et les citoyens qui veulent rencontrer le premier ministre et son épouse, Michelle Dionne, doivent passer par la porte 3.

« L'Assemblée nationale est la maison de tous les Québécois et c'est avec beaucoup de plaisir qu'on vous accueillera chez vous pour vous transmettre nos voeux. » - Jean Charest

» Le premier ministre a lancé l'événement l'an dernier, à l'occasion du 400e anniversaire de la ville de Québec, et il souhaite en faire une tradition. En 2008, beaucoup de citoyens sont allés à sa rencontre. L'événement avait eu lieu en même temps qu'un autre événement tenu dans le cadre des festivités du 400e, soit le 400 ans chrono.

Par ailleurs, avant d'accueillir les visiteurs, Jean Charest a rencontré les 140 étudiants qui participent depuis vendredi au 23e Parlement étudiant du Québec.




Popeye n'appartient plus à son créateur

04 01 2009

( Cyberpresse ) - Depuis le 1er janvier, le célèbre marin Popeye, amateur d'épinards, appartient au public européen.

En effet, selon une loi de l'Union Européenne, les droits des auteurs prennent fin soixante-dix ans après leur mort. Décédé en 1938, le créateur de Popeye, Elsie Crisler Segar ne possède donc plus l'exclusivité du personnage, qui pourrait désormais être utilisé par n'importe qui, sans devoir demander d'autorisation, ou verser de droits d'auteurs.

Du côté des Etats-Unis cependant, il faudra attendre jusqu'en 2024 pour que Popeye redevienne libre, puisque la loi américaine protège les défunts auteurs durant 95 ans.




Journal de Montréal: reprise des négociations mardi

04 01 2009

( LaPresseAffaires.com avec La Presse Canadienne ) - Les négociations vont reprendre mardi dans le but d'éviter un conflit de travail au Journal de Montréal.

La convention collective des 260 employés membres du Syndicat des travailleurs de l'information, affilié à la CSN, est venue à échéance le 31 décembre.

Les pourparlers qualifiés «d'intensifs» se dérouleront en présence du conciliateur Pierre-Marc Bédard.

Les parties syndicale et patronale se sont entendues pour suspendre tout moyen de pression jusqu'au 23 janvier, y compris le lock-out.




Parlement de Québec : Jean Charest accueille les citoyens

04 01 2009

( La Presse Canadienne - Québec ) - Le premier ministre du Québec, Jean Charest, reçoit les citoyens dimanche après-midi à l'hôtel du Parlement, à Québec.

Dès 13h, les portes de l'Assemblée nationale seront spécialement ouvertes pour un échange de voeux à l'occasion du Nouvel An.L'événement a été initié l'an dernier par le premier ministre Charest, qui veut en faire une tradition.

Plus tôt, vers midi, le premier ministre ira rencontrer les 140 universitaires et cégépiens qui participent depuis vendredi au 23e Parlement étudiant du Québec.




Drame à Saguenay: la mère devrait être accusée lundi

04 01 2009

( La Presse Canadienne ) - La seule survivante du drame de Saguenay, qui a coûté la vie à un homme de 46 ans et à ses trois enfants, devrait être formellement accusée lundi de meurtres au premier degré.

Selon la Sureté du Québec, la femme de 36 ans, mère des enfants, avait conclu un pacte de suicide avec son mari. Blessée gravement, elle est maintenant hors de danger.En raison de son état de santé, la dame pourrait être appelée à comparaitre de sa chambre d'hôpital.

Les autopsies devraient par ailleurs être pratiquées lundi et mardi.

Le couple avait des problèmes financiers et les deux conjoints avaient perdu leur emploi, récemment.




Fêtes: la SQ signale neuf décès sur les routes

04 01 2009

( La Presse Canadienne ) - La Sureté du Québec signale jusqu'à présent neuf décès sur les routes qu'elle dessert, pendant la période des Fêtes, qui se termine officiellement dimanche soir.

L'an dernier, pour la même période s'échelonnant sur deux semaines, 13 personnes avaient perdu la vie dans des tragédies routières.Le plus récent accident mortel est survenu dans la nuit de dimanche à Lac-Brome, en Montérégie. Un automobiliste de 23 ans a péri lorsque son véhicule a dévié de sa voie pour aller heurter une autre voiture dans laquelle se trouvaient quatre femmes. Elles ont toutes subi des blessures mineures, même si des pinces de désincarcération ont du être utilisées pour extirper la conductrice.




Fêtes: la SQ signale neuf décès sur les routes

04 01 2009

( La Presse Canadienne ) - La Sureté du Québec signale jusqu'à présent neuf décès sur les routes qu'elle dessert, pendant la période des Fêtes, qui se termine officiellement dimanche soir.

L'an dernier, pour la même période s'échelonnant sur deux semaines, 13 personnes avaient perdu la vie dans des tragédies routières.Le plus récent accident mortel est survenu dans la nuit de dimanche à Lac-Brome, en Montérégie. Un automobiliste de 23 ans a péri lorsque son véhicule a dévié de sa voie pour aller heurter une autre voiture dans laquelle se trouvaient quatre femmes. Elles ont toutes subi des blessures mineures, même si des pinces de désincarcération ont du être utilisées pour extirper la conductrice.




Offensive terrestre à Gaza: 40 palestiniens tués

04 01 2009

( Adel Zaanoun - Agence France-Presse ) - Quarante Palestiniens ont été tués dimanche par l'armée israélienne dans la bande de Gaza, où des combats opposaient activistes palestiniens aux chars israéliens déployés sur plusieurs axes dans une vaste offensive contre les islamistes du Hamas.

Les troupes israéliennes, appuyées par des bombardements de l'artillerie et de l'aviation, ont avancé en profondeur dans plusieurs secteurs du territoire palestinien où elles avaient pénétré samedi soir après une semaine de bombardements aériens. Des combats ont été signalés notamment à la hauteur de Jabaliya dans le nord du territoire, et dans le quartier de Zeïtoun, à l'est de Gaza-ville.

Parmi les morts figurent au moins 22 civils, selon le chef des services d'urgence palestiniens le Dr Mouawiya Hassanein. Plus de 200 autres ont été blessés.

Vingt Palestiniens au moins ont été tués autour de Jabaliya et Beit Lahya, une des zones par où sont entrées les forces terrestres israéliennes samedi soir, cinq à Gaza-ville, deux près de Khan Younès et quatre autres à Rafah, dans le sud du territoire, selon des sources médicales.

Un des raids israéliens à Khan Younès a visé un chef de premier plan de la branche militaire du Hamas, Jihad Hamdan, qui a été grièvement blessé, selon les sources médicales.

En fin d'après-midi, cinq Palestiniens d'une même famille ont été tués par un obus de char israélien tiré sur leur voiture près de Gaza-ville, selon les sources médicales palestiniennes.

Les cinq personnes, dont une fille de quatorze ans, ont péri lorsque leur voiture a été touchée par un obus tiré par un des chars israéliens qui ont pris position sur le site de l'ancienne colonie juive de Netzarim, à 3 km au sud de Gaza-ville, selon les mêmes sources.

Un ambulancier dépêché sur les lieux a également été tué par des tirs israéliens, ont ajouté ces sources.

Selon des témoins, une cinquantaine de blindés et chars ainsi que des unités d'infanterie ont été signalés près de l'ancienne colonie juive de Netzarim, à trois kilomètres seulement au sud de Gaza-ville, la principale agglomération du territoire.

Des dizaines de familles fuyaient le secteur vers le sud en voitures, dans des camions, à l'approche des blindés israéliens.

En dépit de la présence des troupes israéliennes sur le terrain, des groupes armés palestiniens ont tiré depuis la bande de Gaza 32 roquettes et obus de mortier depuis samedi soir sur Israël, blessant légèrement une femme, a indiqué un porte-parole militaire israélien.

Un premier bilan officiel israélien fait état de 30 soldats israéliens blessés dans l'offensive terrestre, dont deux grièvement. L'armée israélienne a confirmé la mort d'un soldat. «Je peux confirmer qu'un soldat de Tsahal (armée israélienne) a été tué ce matin (dimanche) par un obus de mortier dans le secteur de Beit Lahya», a indiqué un porte-parole militaire à l'AFP.

«Nos forces ont atteint les objectifs qui avaient été fixés pour empêcher les tirs de roquettes. L'opération progresse plus vite que prévu», a déclaré le porte-parole de l'armée, le général Avi Benyahou.

«Il n'y a pas de combats rapprochés», a affirmé à la presse un haut responsable militaire israélien sous couvert d'anonymat. «L'essentiel de l'opposition est sous forme de tirs d'obus de mortier», a-t-il ajouté.

«Il est possible que nous devions garder un certain temps le contrôle de certains secteurs d'où sont tirées des roquettes mais l'objectif n'est pas de réoccuper la bande de Gaza», a-t-il encore dit.

Un haut responsable du Hamas, Moushir al-Masri, a pour sa part affirmé que «l'ennemi» n'avait «pas réussi à atteindre ses objectifs et que la résistance, avec le peu de moyens dont elle dispose, l'a surpris».

«Le moment venu, l'ennemi annoncera son échec et la résistance proclamera la victoire», a-t-il ajouté.

Le Hamas a qualifié de «farce» l'incapacité du Conseil de sécurité de l'ONU à s'entendre, après quatre heures de discussions, sur un texte appelant à la fin des hostilités à Gaza, essentiellement en raison de l'intransigeance des Etats-Unis.

A Londres, le premier ministre britannique Gordon Brown a évoqué un «moment très dangereux» dans le conflit israélo-palestinien tandis que la France a condamné l'offensive terrestre.

La Commission européenne a appelé Israël à assurer un «espace humanitaire» pour distribuer l'assistance, annonçant une aide supplémentaire de trois millions d'euros pour Gaza.

Aucun convoi d'aide ne devait passer dimanche en raison des violences.

Le pape Benoît XVI a dénoncé «les nouvelles dramatiques qui arrivent de Gaza» et déploré que «le refus du dialogue» débouche sur des situations «qui accablent de manière indicible les populations une nouvelle fois victimes de la haine et de la guerre».

La Russie s'est dite «extrêmement préoccupée» par l'offensive terrestre et a annoncé qu'elle envoyait un émissaire dans la région pour contribuer aux efforts diplomatiques visant à obtenir un cessez-le-feu.

Un haut responsable du ministère des Affaires étrangères israélien a pour sa part affirmé que la diplomatie israélienne était parvenue pour le moment à désamorcer les pressions sur Israël en vue d'un cessez-le-feu pour lui donner le temps de réaliser les objectifs qu'il s'est fixé.

Dans le nord de la Cisjordanie, un Palestinien a été tué par l'armée israélienne en manifestant contre l'offensive israélienne à Gaza, ont indiqué des sources médicales et de sécurité.

Alors que des manifestations contre l'offensive israélienne se sont multipliées dans le monde, une délégation de l'Union européenne entamait dimanche soir une tournée dans la région pour tenter d'arracher un cessez-le-feu.

Le président français Nicolas Sarkozy est attendu lundi au Proche-Orient.




Les non-événements non-scientifiques de 2008

04 01 2009

( Pascal Lapointe - Agence Science Presse ) - Les événements marquants de l'année? Le LHC, la première photo d'une planète extra-solaire, les cellules-souches reprogrammées... Mais de telles listes sont trompeuses, parce que la science n'est pas faite de découvertes spectaculaires. Elle avance lentement. Quelles furent les tendances lourdes de 2008, qui vont indubitablement nous accompagner -ou nous hanter- en 2009?

1. L'élection de Barack Obama

Que cela plaise ou non, quand les États-Unis éternuent, le reste de la planète se mouche. Impossible de dire, en cette fin du mois de décembre 2008, si la formation d'une équipe scientifique solide autour du futur président se traduira, comme promis, par des investissements massifs dans les énergies alternatives et une approche moins confrontante face aux faits... qui contredisent les croyances. Mais le simple fait d'avoir procédé à ces nominations est le signe d'un virage positif par rapport à l'attitude anti-science des huit dernières années.

2. Biocarburants : l'avenir n'est plus ce qu'il était

Les scientifiques ont beau avoir accumulé les avertissements, depuis 11 ans, à propos des risques de tout mettre dans le panier de l'éthanol, ce n'est que récemment que les craintes se sont cristallisées : en plus des études qui ont re-confirmé que la production d'éthanol à base de maïs augmenterait les émissions de gaz à effet de serre -plutôt que les réduire- la crise alimentaire est venue porter le coup fatal. Désormais, les biocarburants de deuxième génération ont la cote : ceux produits à base de bois mort par exemple, et qui n'impliquent donc pas de priver de nourriture des millions de gens pour faire pousser de l'essence.

3. CO2 : le Pôle Nord fond

On a beau dire depuis des années que le Grand Nord sera la première région affectée par le réchauffement climatique, le Grand Nord, c'est loin, et ça ne passionne pas les foules. Deux menaces ont par contre donné froid dans le dos cette année : d'une part, l'annonce que, pendant quelques semaines, la glace là-bas avait suffisamment fondu pour qu'un passage maritime soit ouvert -plusieurs années plus tôt que ce qu'annonçaient les plus pessimistes- et d'autre part, les fuites de méthane qui, si leur multiplication se confirme, pourraient être un facteur accélérant des catastrophes futures.

4. Un chiffre : 350

Résultat du point précédent, les scientifiques qui prétendaient que les objectifs de réduction des gaz à effet de serre étaient trop modestes, ont gagné en crédibilité -certains se retrouvent même, désormais, au sein de l'équipe Obama. La ligne rouge traditionnelle -dépasser 450 parties par million de CO2 dans l'atmosphère serait catastrophique- a commencé à s'estomper en faveur d'une autre, plus inquiétante : c'est peut-être 350 parties par million qu'il n'aurait pas fallu dépasser (nous sommes actuellement à 386) et il faut tout faire pour redescendre vers ce chiffre magique. «Le délai de réponse du climat est certainement plus rapide que la durée de vie des perturbations atmosphériques causées par le CO2 », a résumé le climatologue James Hansen cette année. Autrement dit : ce que nous envoyons là-haut y restera longtemps... mais la « réaction » de la Terre, elle, n'attendra peut-être pas aussi longtemps qu'on le croyait...

5. Comment la science peut résoudre la crise financière

Le peut-elle? En tout cas, depuis l'automne, les propos de ceux qui cherchent des solutions à la crise financière -repenser le capitalisme, repenser la société de consommation, simplicité volontaire, etc.- ont aussi eu une résonance scientifique : adopter un mode de vie plus «vert» pour, justement, moins consommer; abandonner le dogme d'une croissance perpétuelle, si cher aux économistes (et aux politiciens), dogme incompatible avec une planète aux ressources limitées; et tant qu'à se lancer dans des travaux d'infrastructure massifs pour relancer l'industrie, visons les parcs d'éolien et les technologies d'économies d'énergies.

6. La vie artificielle

«Le premier génome artificiel» se retrouverait-il ce mois-ci dans autant de revues de l'année 2008 s'il avait été l'oeuvre d'un scientifique moins « marketing » que Craig Venter? Désavantage : une simple étape parmi d'autres avant la création d'une «vraie» vie artificielle a ainsi obtenu une attention démesurée. Avantage : tous les éthiciens de la planète surveillent maintenant de près Craig Venter, et seront prêts lorsqu'il annoncera, en 2009, l'étape suivante...

7. Bientôt dans une pharmacie près de chez vous...

Le premier décodage du génome humain, en 2001, avait pris plus d'une décennie et coûté 300 millions$. En octobre 2007, une équipe chinoise annonçait y être parvenu pour un million$ (et c'était la percée de l'année, l'an dernier). Cette année, une compagnie californienne a annoncé l'avoir fait pour 100 000$, puis une autre, pour 60 000$. Qui dit mieux?

8. Listériose, E. coli, biphényles polychlorés, salmonelle, mélamine...

Difficile de dire si c'est vraiment un des «tendances» de l'année : chaque année semble nous apporter son lot de peurs alimentaires! Mais la listériose dans le jambon au Canada et de la mélamine dans les aliments pour animaux et les jouets chinois ont eu un point commun : faire prendre conscience que le risque zéro n'existe pas, particulièrement dans notre époque de mondialisation et de production en série. Améliorer les mécanismes de surveillance est une chose, croire que de meilleurs mécanismes de surveillance puissent éradiquer 100% des bactéries en est une autre.

9. Cosmos : l'avenir est en Chine. Ou en Inde.

La NASA, elle, a semblé plus perdue que jamais, alors que l'Inde envoyait sa première sonde sur la Lune, que des Chinois marchaient pour la première fois dans l'espace, et qu'on évoquait même la possibilité que des astronautes chinois ne marchent sur la Lune dans 10 ans, avant que des Américains n'y retournent. Au moins, la NASA a eu Phoenix sur Mars pour se consoler.

10. Science 2.0

Des scientifiques qui expérimentent des «carnets de laboratoire» sous la forme de blogues, d'autres qui créent des wikis en génétique, qui découvrent ces nouveaux outils pour la classe, le mot «congrès 2.0» qui commence à circuler, et l'accélération du mouvement d'accès gratuit (ou accès libre) à la recherche scientifique... On ne sait pas où on va, mais on y va!




Proche-Orient
Affrontements à Gaza

04 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - Israël a intensifié ses opérations, au lendemain du déclenchement de son offensive terrestre dans la bande de Gaza.

Dimanche, l'armée israélienne s'est avancée plus profondément dans la bande de Gaza et est maintenant aux portes de Gaza. Des dizaines de blindés et des unités d'infanterie sont signalés à trois kilomètres au sud de la ville. Des combats entre militaires israéliens et combattants du Hamas sont également rapportés dans les environs de Gaza, où les familles sont maintenant très nombreuses à fuir.

Grâce à ces dernières avancées, Israël aurait maintenant coupé en deux le territoire palestinien et Gaza serait entièrement encerclée et isolée.

Des affrontements sont également signalés à Jabaliya et à Beit Lahya, dans le nord du territoire palestinien.

Selon des sources hospitalières palestiniennes, au moins 23 Palestiniens ont été tués par les opérations israéliennes depuis minuit, dont 3 combattants du Hamas. D'après ces sources, cinq civils palestiniens ont notamment été tués dans le centre de Gaza par un tir d'obus de char et 14 autres ont été tués à Jabaliya et à Beit Lahya. Un autre a perdu la vie près de Khan Younès, dans le sud du territoire, disent les mêmes sources.

Selon la collaboratrice spéciale de Radio-Canada, Danièle Kriegel, Israël ne veut rien laisser filtrer au sujet du déroulement des combats. Les militaires israéliens auraient d'ailleurs été censurés par leur état-major. L'armée israélienne aurait en effet confisqué tous les téléphones portables de ses militaires qui participent à l'opération pour qu'ils ne puissent transmettre aucune information à leur famille.

La chaîne de télévision Al-Jazira rapporte pour sa part la mort d'un soldat israélien durant l'offensive. L'information n'a cependant pas encore été confirmée. Si tel est le cas, il s'agira du premier militaire israélien tué depuis le début de l'offensive terrestre, samedi soir.

L'armée israélienne soutient que 30 de ses soldats ont été blessés depuis le début de l'offensive, dont deux grièvement.

De son côté, le Hamas dit avoir enlevé deux soldats militaires lors de combats dans la bande de Gaza. Israël assure ne pas avoir connaissance de cette information. « De ce que nous savons, ce n'est pas vrai », a déclaré un responsable de l'armée israélienne.

Les tirs de roquettes et d'obus de mortier palestiniens sur le sud du territoire israélien se sont poursuivis. Selon un porte-parole militaire israélien, 25 roquettes et obus de mortier ont été tirés depuis le début de l'offensive israélienne, sans faire de victime. Une des roquettes a toutefois touché une maison à Sderot, blessant légèrement une femme.

Une offensive « inévitable », dit Olmert

Dans sa première intervention publique depuis qu'Israël a pénétré dans la bande de Gaza, le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, a déclaré dimanche que l'offensive terrestre était « inévitable ».

Selon lui, le gouvernement israélien a fait « tout » son possible avant le début de l'offensive et n'avait plus le choix de déclencher l'opération. Il dit ne pas pouvoir laisser continuer que des résidents du sud d'Israël soient encore la cible de tirs de roquettes du Hamas.

Ehoud Olmert a précisé que l'armée israélienne ne se battait pas contre le « peuple palestinien » et qu'il éviterait une crise humanitaire en facilitant l'acheminement de l'aide alimentaire et médicale dans la bande de Gaza.

Le premier ministre israélien a ajouté qu'il n'envisageait pas l'ouverture d'un nouveau front sur la frontière avec le Liban, dans le nord d'Israël. « Israël n'a aucun intérêt à l'ouverture de nouveaux fronts autres que celui déjà ouvert dans le sud », a-t-il déclaré dans ce qui semble un avertissement voilé au Hezbollah. M. Olmert a prévenu avoir « donné instruction aux responsables de la Défense pour qu'ils se tiennent prêts à toute éventualité dans le cas de figure où quelqu'un penserait tirer avantage du fait qu'Israël opère sur son front sud ». Samedi, le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, avait lancé un avertissement similaire.

Pour sa part, dimanche, Ehoud Barak a déclaré que l'offensive israélienne serait élargie « autant que nécessaire » pour en finir avec les tirs de roquettes palestiens. Il a ajouté que l'offensive pourrait durer longtemps. « Ce ne sera pas facile. Ce ne sera pas court. Je ne veux induire personne en erreur », a-t-il indiqué.

Les appels au cessez-le-feu se poursuivent

Dimanche, les appels de la communauté internationale à la fin des violences se sont multipliés.

Peu avant son départ pour le Proche-Orient, la délégation de l'Union européenne (UE), menée par le ministre des Affaires étrangères de la République tchèque, a réclamé un cessez-le-feu immédiat à Gaza. Selon la délégation, les violences doivent cesser des deux côtés, notamment pour permettre l'acheminement d'aide humanitaire à Gaza.

Lors de sa tournée, de dimanche à mardi, la délégation ira d'abord au Caire, puis à Jérusalem, Ramallah et Amman. Le haut représentant de l'UE pour la politique étrangère Javier Solana et les ministres des Affaires étrangères suédois et français Carl Bildt et Bernard Kouchner font entre autres partie de la délégation.

Quelques heures plus tôt, M. Solana avait indiqué que l'Union européenne était prête à contribuer à une mission d'observateurs internationaux pour le maintien de la paix dans la région.

La Commission européenne a de son côté exhorté Israël à « respecter [ses] obligations internationales » et d'assurer un « espace humanitaire » pour permettre d'acheminer de l'aide aux civils palestiniens. L'organisation a d'ailleurs annoncé avoir débloqué une aide supplémentaire de 3 millions d'euros pour le territoire palestinien.

Sur les ondes de la BBC, dimanche matin, le premier ministre britannique, Gordon Brown a affirmé que la communauté internationale, surtout les États-Unis et l'Union européenne (UE), devait accentuer la pression pour obtenir un cessez-le-feu immédiat. Selon lui, les derniers développements sur le terrain avec l'offensive terrestre israélienne constituent « un moment très dangereux ». Il a ajouté que les tirs du Hamas sur le territoire israélien devaient cesser et que les Palestiniens avaient un besoin urgent d'aide humanitaire.

La Russie a aussi déclaré dimanche être très préoccupée par la situation sur le terrain et a aussi demandé aux deux parties de mettre fin aux hostilités. Moscou a dépêché son envoyé spécial pour le Moyen-Orient dans la région, afin de tenter d'arracher un cessez-le-feu.

Le président français, Nicolas Sarkozy, sera, quant à lui, dans la région afin de tenter de trouver une issue pacifique au conflit, lundi et mardi.

Aucun accord à l'ONU

Samedi soir, le Conseil de sécurité des Nations unies n'a pu s'entendre sur le texte d'une déclaration de cessez-le-feu après quatre heures de discussions.

Avant cette séance extraordinaire du Conseil de sécurité de l'ONU qui s'est terminée dans une impasse, samedi soir, le secrétaire général Ban Ki-moon a demandé à Israël de mettre fin à l'opération terrestre, de protéger les civils et de permettre l'acheminement de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza.

La Libye, seul membre arabe (non permanent) du Conseil, avait demandé la tenue de cette réunion. Le texte présenté condamnait l'escalade de la violence et l'offensive israélienne, mais ne mentionnait pas les tirs de roquettes palestiniens sur le territoire d'Israël.

Les États-Unis se sont à nouveau rangé du côté de leur allié israélien pour bloquer la résolution. Le gouvernement américain a affirmé travailler à un cessez-le-feu, mais qu'il fallait s'assurer qu'un éventuel arrêt des violences soit permanent, c'est-à-dire que cessent les tirs de roquettes des combattants palestiniens.

Le président de l'Assemblée générale de l'ONU, Miguel d'Escoto, du Nicaragua, a posé un geste rare en venant s'informer de l'état des discussions au Conseil de sécurité. En son nom personnel, il a qualifié l'opération israélienne de « monstruosité » et déploré le « dysfonctionnement » du Conseil de sécurité.

Le silence d'Obama

Pendant que l'administration Bush semble cautionner implicitement l'offensive terrestre israélienne, le futur président des États-Unis, Barack Obama, refuse de commenter ouvertement la situation sur le terrain. Sa porte-parole, Brooke Anderson, justifie ce silence en disant qu'il faut respecter le principe qu'il n'y a qu'un président des États-Unis à la fois et qu'il faut que le pays parle d'une seule voix. Mme Anderson dit toutefois que M. Obama suit la situation de près.




Froid sibérien: -52 degrés en Saskatchewan

04 01 2009

( La Presse Canadienne - Regina ) - Le réchauffement climatique ne semble pas affecter la Saskatchewan ce week-end, puisque cette province de l'Ouest canadien est enveloppée dans un froid sibérien.

Le mercure est descendu à moins 36 degrés Celsius dimanche matin à Regina, et à moins 41 à Saskatoon.Si l'on tient compte du facteur éolien, la température ressentie était de moins 52 degrés.

Environnement Canada a émis une alerte de froid intense pour le sud et le centre de la province.




Gaza - Offensive terrestre : 30 Palestiniens et 30 soldats tués

04 01 2009

( Sakher Abou El-Oun - Agence France-Presse ) - Des chars israéliens se sont déployés dimanche sur plusieurs axes dans la bande de Gaza où des combats les opposaient à des militants du Hamas, le mouvement islamiste palestinien se disant déterminé à mettre en échec l'offensive terrestre israélienne.

Les troupes israéliennes, appuyées par des bombardements de l'artillerie, de l'aviation et de la marine de guerre, ont avancé en profondeur dans plusieurs secteurs du territoire palestinien où elles avaient pénétré samedi soir, selon des témoins.Des blindés et des unités d'infanterie ont été signalés dans le secteur de l'ancienne colonie juive de Netzarim, à trois kilomètres seulement au sud de Gaza-ville, la principale agglomération du territoire.

Des témoins ont fait état d'une cinquantaine de chars et blindés, transports de troupes et bulldozer, qui se sont déployés dans ce secteur, autour d'un carrefour stratégique coupant en deux l'axe Salaheddine, la route principale nord-sud de la bande de Gaza.

Des dizaines de familles fuyaient le secteur vers le sud en voitures, dans des camions, à l'approche des blindés israéliens, toujours selon les témoins.

Les blindés israéliens ont également coupé un important axe routier à la hauteur de Jabaliya et Beit Lahya, dans le nord de la bande de Gaza, ainsi que près de Boureij, dans le centre, selon la même source.

Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a affirmé que l'offensive israélienne serait élargie «autant que nécessaire».

C'est dans ce secteur de Jabaliya et Beit Lahya que se sont déroulés les plus violents combats entre les soldats israéliens et les combattants palestiniens, essentiellement du Hamas. Des colonnes de fumée se dégageaient de plusieurs sites frappés par l'armée israélienne.

Trente Palestiniens, dont des civils, ont été tués par des obus de char ou des raids aériens israéliens depuis l'aube dimanche, notamment à Jabaliya et Beit Lahya, ce qui porte à au moins 485 le nombre de Palestiniens tués depuis le début des opérations israéliennes le 27 décembre.

Un premier bilan officiel israélien fait état de 30 soldats israéliens blessés dans l'offensive terrestre, dont deux grièvement. Des télévisions arabes ont fait état d'un soldat tué, ce que l'armée n'a pas confirmé.

«Nos forces ont atteint les objectifs qui avaient été fixés pour empêcher les tirs de roquettes. L'opération progresse plus vite que prévu», a déclaré le porte-parole de l'armée, le général Avi Benyahou.

Les forces israéliennes se heurtent à ce stade à une résistance plus faible que prévue, selon des sources militaires israéliennes.

«Il n'y a pas de combats rapprochés», a affirmé à la presse un haut responsable militaire israélien sous couvert d'anonymat. «L'essentiel de l'opposition est sous forme de tirs d'obus de mortier», a-t-il ajouté.

«Il est possible que nous devions garder un certain temps le contrôle de certains secteurs d'où sont tirées des roquettes mais l'objectif n'est pas de réoccuper la bande de Gaza», a-t-il encore dit.

Un haut responsable du Hamas, Moushir Al-Masri, a pour sa part affirmé que «l'ennemi» n'avait «pas réussi à atteindre ses objectifs et que la résistance, avec le peu de moyens dont elle dispose, l'a surpris».

«Le moment venu, l'ennemi annoncera son échec et la résistance proclamera la victoire», a-t-il ajouté.

La branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine Al-Qassam, a affirmé que ses combattants faisaient «face aux forces israéliennes, leur infligeant de lourdes pertes».

«Le temps montrera à quel point (Ehud) Barak a été stupide en décidant d'une opération terrestre à Gaza», a affirmé le groupe dans un communiqué.

Le Hamas a en outre qualifié de «farce» l'incapacité du Conseil de sécurité de l'ONU à s'entendre, après quatre heures de discussions, sur un texte appelant à la fin des hostilités à Gaza, essentiellement en raison de l'intransigeance des Etats-Unis.

Le Hamas a en outre «condamné» la position de la présidence de l'Union européenne, assurée par la République tchèque, affirmant qu'elle était «partiale et cautionnait la poursuite des crimes commis par l'occupant à Gaza».

La présidence tchèque de l'UE a affirmé samedi qu'Israël n'avait pas le droit d'engager des actions militaires qui «affectent largement les civils». Mais, dans un premier temps, le Premier ministre Mirek Topolanek avait estimé que l'opération était «plus défensive qu'offensive».

A Londres, le premier ministre britannique Gordon Brown a évoqué un «moment très dangereux» dans le conflit israélo-palestinien.

Le premier ministre israélien Ehud Olmert a affirmé que son pays ne se battait «pas contre le peuple palestinien» et préviendrait une crise humanitaire à Gaza en aidant à l'acheminement de l'aide.

Toutefois, aucun convoi d'aide ne devait passer dimanche en raison des violences.

La Commission européenne a appelé Israël à assurer un «espace humanitaire» pour distribuer l'assistance, annonçant dimanche une aide supplémentaire de trois millions d'euros pour Gaza.




Un résident de Stoneham perd la vie en République dominicaine

04 01 2009

( Marcel Charland - Blogue-Média ) - Michel Couture, 49 ans, de Stoneham, s'est noyé le Jour de l'an à Punta Cana en République dominicaine, où il était en vacances.

Le Québécois est disparu dans la mer en tentant de venir en aide à son épouse en difficulté dans l'eau.

Cette dernière est saine et sauve.

Le corps de la victime sera rapatrié mercredi prochain.




Plateau Mont-Royal : Chute mortelle pour un bébé

04 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - Une fillette de 18 mois est morte samedi, en fin d'après-midi, après avoir chuté dans la cage d'escalier d'un restaurant situé rue Saint-Denis, à l'angle de la rue Cherrier, à Montréal.

Les adultes qui avaient la charge de la fillette l'ont perdue de vue pendant quelques minutes. Après sa chute, elle était en arrêt cardio-respiratoire lorsque les services d'urgence sont arrivés sur les lieux.

Le décès de l'enfant n'a pu qu'être constaté après son arrivée à l'hôpital, vers 18 h. La fillette a subi un traumatisme crânien. Ses parents ont subi un choc nerveux.

En raison de l'âge de la victime, le Service de police de la Ville de Montréal a ouvert une enquête. La thèse d'un accident est privilégiée.




Un congé des Fêtes difficile pour les stations de ski

04 01 2009

( Philippe Orfali - La Presse ) - La période des Fêtes n'a pas fait de cadeau aux stations de ski de l'est du pays. Le mauvais temps et les pannes d'électricité ont mené plusieurs centres à fermer leurs portes pendant des heures, voire quelques jours.

«Ce fut une succession de mauvaises surprises depuis Noël, résume Samantha McKinley, porte-parole de Mont-Sainte-Anne/Stoneham. Après la pluie, nous avons été paralysés par la panne d'électricité. Stoneham est restée fermée toute la journée lundi.»

La fin de l'année a été très difficile, reconnaît François-David Rouleau, porte-parole de Mont-Saint-Sauveur International. «Ça s'est gâché après Noël. Le week-end du 27 et du 28 décembre devait être le plus profitable de l'année. Ce fut tout le contraire.» En raison de la pluie, l'entreprise a dû fermer trois de ses sept centres pendant toute la journée de dimanche, une mesure «exceptionnelle». Mont-Avila et Mont-Saint-Sauveur ont ouvert leurs portes, mais les deux ont dû fermer avant la fin de l'après-midi afin de préserver les pistes.

Le temps des Fêtes génère normalement de 25 à 30% du chiffre d'affaire des stations de ski.

Si les Fêtes ont été synonymes de vaches maigres pour les centres de ski, la plupart d'entre eux peuvent se réjouir de l'augmentation de leurs ventes d'abonnements, qui ont bondi cette année.

L'état moribond de l'économie y est pour beaucoup, croit le chroniqueur de ski Guy Thibaudeau. «De nombreuses personnes ont délaissé les voyages plus coûteux et ont opté pour des abonnements annuels dans une station de ski à proximité de chez eux», avance-t-il.




Jusqu'où Israêl ira-t-il?

04 01 2009

( Daphné Cameron - La Presse ) - La tension ne cesse de monter à Gaza et fait craindre un conflit qui pourrait durer de longues semaines. L'offensive terrestre que vient d'entreprendre Israël donne lieu à bien des conjectures. Pour y voir plus clair, La Presse s'est entretenue avec deux spécialistes du Moyen-Orient: Rex Brynen, professeur de sciences politiques à l'Université McGill, et Sami Aoun, politologue à l'Université de Sherbrooke.

Q: Une semaine après le début des raids aériens visant à stopper les tirs de roquettes du Hamas dans la bande de Gaza, l'armée israélienne a entamé, hier, une offensive terrestre. Quelle ampleur cette invasion pourrait-elle prendre?

R: Rex Brynen La stratégie des Israéliens n'est pas encore claire, probablement pour rendre la riposte du Hamas plus compliquée à organiser. À l'heure actuelle, il y a une panoplie de possibilités. À moindre échelle, Israël pourrait décider d'envahir uniquement les zones frontalières afin de repousser les tireurs de roquettes vers l'intérieur du territoire. Cette option serait financièrement peu coûteuse et engendrerait peu de pertes civiles. À l'inverse, l'État hébreu pourrait entreprendre une opération d'envergure pour tenter de s'emparer des villes et des camps de réfugiés. Cette option apporterait davantage de gains militaires, mais elle pourrait être désastreuse du point de vue de médiatique, car les victimes civiles palestiniennes seraient plus nombreuses. De plus, la mort ne serait-ce que d'une dizaine de soldats pourrait rapidement faire basculer l'opinion publique israélienne, qui est jusqu'à présent très favorable à l'opération militaire.

Q: Une réoccupation du territoire palestinien est-elle envisageable?

R: Rex Brynen Je ne pense pas. L'opinion publique israélienne ne souhaite pas ardemment une réoccupation, car, contrairement à la Cisjordanie, il y a moins de considérations historiques et religieuses associées à Gaza. Il est bon de rappeler que beaucoup moins d'Israéliens sont morts sous les tirs de roquettes du Hamas depuis que l'État hébreu a quitté Gaza en 2005 que durant l'occupation. Malgré son peu de ressources militaires, le Hamas est tout de même bien organisé. Pour Israël, il serait très coûteux, tant financièrement qu'en pertes humaines, de reprendre le territoire.

Q: Comment le conflit pourrait-il se résoudre?

R: Sami Aoun C'est la guerre politique et médiatique qui va déterminer l'issue de la bataille. Mais pour l'instant, il y a beaucoup d'inconnues, comme la politique étrangère du président élu des États-Unis, Barack Obama, et les résultats des législatives israéliennes, prévues dans quelques semaines. Au plan diplomatique, une résolution de l'ONU similaire à celle adoptée lors de la guerre entre Israël et le Hezbollah, dans le Liban Sud, en 2006, pourrait entraîner une accalmie dans la région. Un accord qui vise à pacifier la région grâce à une aide internationale des pays asiatiques et européens pourrait garantir à Israël la fin des tirs de roquettes et la fin des attaques pour le Hamas.

Q: Quel impact l'offensive terrestre aura-t-elle sur la région?

R: Sami Aoun L'issue de la bataille de Gaza sera annonciatrice de beaucoup de changements dans la donne géopolitique du Moyen-Orient. On peut s'attendre à une montée des mouvements révolutionnaires islamistes dans la région. Si Israël recule et que le front commun contre l'État hébreu perd du souffle au sein de ces mouvements, ils pourraient même se retourner contre les régimes élus dans leurs propres pays. Je pense ici à l'Égypte, au Yémen ou à l'Algérie.




2009: année historique

04 01 2009

( Jean-Simon Gagné - Le Soleil ) - (Québec) - Avez-vous remarqué? On dirait qu'il y a de plus en plus de «moments historiques». Pire, on jurerait qu'il n'y a pas une journée qui passe sans qu'un excité répète que «l'histoire est en train de s'écrire sous nos yeux».

L'autre jour, un animateur de télé en extase assurait «qu'une page d'histoire venait de se tourner». À croire qu'on avait signé la paix en Palestine. Ou qu'un énorme tremblement de terre avait dévasté la Californie. À moins que le maire Régis Labeaume ait promis encore une fois de se tourner la langue sept fois avant de parler.

Mais non. Notre homme s'égosillait plutôt devant un match de... curling. Qui sait? Peut-être que l'arbitre était resté le nez collé sur la glace, en essayant de mesurer au millimètre près la position de la troisième pierre des bleus?

Peu importe. L'histoire, avec le recul du temps, cela finit par ressembler à Winston Churchill, qui déclarait que «l'histoire serait indulgente parce que c'est lui qui allait l'écrire». Mais en attendant, cela se présente plutôt sous les traits d'un commentateur sportif qui vous annonce la victoire des jaunes comme s'il s'agissait de la fin du monde, en montrant ses dents aussi blanches qu'une série de laveuses neuves alignées dans un magasin d'électroménagers.

«Le problème avec l'histoire, résumait à la blague l'humoriste américain Chris Harris, c'est qu'il s'en fabrique continuellement, au grand dam de tous les écoliers du monde entier. Les élèves de l'Antiquité n'avaient pas à apprendre les voyages de Marco Polo, la chute de Constantinople et le déroulement de la Seconde Guerre mondiale, avec ses noms de batailles impossibles à prononcer», disait-il en substance.

Sans doute. Mais laissez-moi vous dire que les élèves du futur vont en baver. Il n'y a qu'à voir comment nous fabriquons des «moments historiques» en quantité industrielle.

Un journal de l'Estrie a même déjà prévu que la ville de Magog vivra un «moment historique», le 30 octobre 2009. Ce jour-là, figurez-vous, la flamme olympique traversera la ville, en route vers les Jeux de Vancouver...

Même les trop sérieux comptables s'en mêlent. Le 18 décembre, l'Ordre des comptables généraux licenciés du Québec évoquait un «moment historique», avec l'adoption du projet de loi 46. Ce dernier permet aux experts comptables - tenez-vous bien - «d'exercer la comptabilité publique et d'étendre leur champ d'expertise au domaine de vérification comptable des entreprises».

Plus excitant et plus historique que cela, tu célèbres le Nouvel An en sablant le champagne en compagnie de ta chère calculatrice et de ta copie préférée du Code civil....

Bon prince, je vous fais grâce de tous les événements qualifiés «d'historiques» ou «d'inoubliables» lors des célébrations ayant entouré le 400e anniversaire de Québec. Encore un peu, et il aurait fallu imposer un moratoire sur les «moments historiques», afin qu'il reste encore quelques pages d'histoire à écrire, dans les années à venir.

Mais qu'à cela ne tienne. J'allais terminer par une conclusion gentille affirmant qu'on allait tout de même se souvenir longtemps de l'année 2008, et bla-bla-bla et bla-bla-bla. C'est alors que je suis tombé sur un article du Soleil, qui disait exactement ce genre d'âneries, au lendemain des célébrations du 300e anniversaire de Québec, le 25 juillet... 1908. «Le succès des fêtes du troisième centenaire est maintenant assuré, écrivait Le Soleil; c'est un événement qui restera dans les mémoires, et qui passera à l'histoire comme l'un des plus brillants - sinon le plus brillant - des faits de notre époque.»

Finalement, peut-être que je m'inquiète pour rien.

«La beauté de l'histoire et sa leçon énigmatique, disait l'écrivain Aldous Huxley, c'est que d'âge en âge, rien ne change même si tout est totalement différent.»

La beauté de l'histoire, pourrait-on ajouter, c'est que d'âge en âge, la moitié des événements n'ont aucune importance, et que les autres sont instantanément oubliés.




Premier hiver pour les sinistrés du Sichuan

04 01 2009

( Source: CCTV | 01-04-2009 09:51 ) - Les victimes du tremblement de terre de mai dernier au Sichuan affrontent en ce moment leur premier hiver depuis la tragédie et leur sort préoccupe de nombreuses personnes dans tout le pays.

Le tremblement de terre avait son épicentre au Sichuan, mais onze districts de la province voisine du Shaanxi ont aussi été touchés, dont celui de Lueyang, une des zones les plus dévastées. On y trouve le village de Xujiaping où, depuis, ont surgi des rangées de nouvelles résidences permanentes. Et cette fois, tout a été construit pour résister à un séisme de magnitude 8. Chacune des maisons coôte plus de 80 mille yuans.

Ma Haibing,Villageois

Nous assumons la moitié du côté de la maison et le gouvernement assume l'autre moitié. Nous avons payé 45 mille yuans et le gouvernement paye le reste.

Les autorités locales ont aussi fourni aux familles des fourneaux et des couettes pour les aider à traverser les durs mois d'hiver.

La récolte a été bonne cette année dans la province et les fermiers n'ont pas à s'inquiéter côté nourriture, mais presque tout leur argent est passé sur les nouvelles maisons.

Les autorités locales ont adopté une série de mesures pour encourager les fermiers à se tourner vers des cultures plus commerciales et à élever du bétail.

Xie Ming,Chef du village de Guozhen, district de Lueyang

Dans une perspective à long terme, nous encourageons les fermiers à cultiver des noix, des chataignes. Nous les encourageons aussi à planter des champignons médicinaux, et aussi des mûriers pour l'industrie de la soie. ça va les aider à augmenter leurs revenus.

Après le séisme, la place Jialing a servi de plus important lieu de résidence temporaire du district de Lueyang. C'est aujourd'hui un endroit animé, où les gens chantent et dansent pour célébrer l'année nouvelle.

Une villageoise

Nous faisons de notre mieux pour présenter un bon spectacle de danse. Nous espérons que l'année sera bonne et nous voulons commencer du bon pied.

Les autorités locales ont aussi organisé des activités diverses pour stimuler l'atmosphère du Nouvel An.

Plus de 9 mille foyers du district de Lueyang ont emménagé dans de nouvelles maisons, et 450 millions de yuans provenant de la municipalité de Tianjin sont disponibles pour 49 projets d'infrastructures.

( Ma Jiaying, CCTV )




Indonésie
La mer tremble

04 01 2009

L'Indonésie a été frappée dimanche matin (heure locale) par deux secousses sismiques, près des côtes de la province de Papouasie, à l'est de l'archipel indonésien.

Selon les autorités, les séismes ont fait au moins quatre morts, dont une fillette tuée par la chute d'un mur. Une quarantaine de personnes ont aussi été blessées.

Plusieurs immeubles ont été endommagés dans la région de Manokwari, capitale de la Papouasie, dont l'un des trois immeubles de l'hôtel Mutiara qui s'est complètement effondré.

Le premier séisme était d'une magnitude de 7,6 alors qu'une réplique, qui a eu lieu près de trois heures plus tard, était de 7,5 degrés.

Une alerte au tsunami a été déclenchée par l'agence indonésienne de météorologie et de géophysique à la suite de la première secousse.

Le 26 décembre 2004, un séisme suivi d'un tsunami a fait près de 300 000 victimes au Sri Lanka, en Inde, en Thaïlande, mais surtout en Indonésie. Seulement dans la province indonésienne d'Aceh, 168 000 personnes ont perdu la vie. La magnitude de ce séisme dévastateur était de 8,6 sur l'échelle de Richter.

Situé dans une région du globe propice aux séismes, l'archipel indonésien est touché quasi quotidiennement par des secousses tectoniques.

( Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuter )




Proche-Orient
Affrontements à Gaza

04 01 2009

Israël a intensifié dimanche ses opérations, au deuxième jour de son offensive terrestre dans la bande de Gaza.

Dimanche, l'armée israélienne s'est avancée plus profondément dans la bande de Gaza et est maintenant aux portes de Gaza. Des dizaines de blindés et des unités d'infanterie sont signalés à trois kilomètres au sud de la ville. Des combats entre militaires israéliens et combattants du Hamas sont rapportés dans les environs de la ville. Des affrontements sont également signalés à Jabaliya et à Beit Lahya, dans le nord du territoire palestinien.

Selon des hospitalières palestiniennes, au moins 19 Palestiniens ont été tués par les opérations israéliennes au cours des dernières heures, dont 18 dans le nord de la bande de Gaza. Un autre a été tué près de Khan Younès, dans le sud du territoire, disent les mêmes sources.

La chaîne de télévision Al-Jazira rapporte pour sa part la mort d'un soldat israélien durant l'offensive. L'information n'a cependant pas encore été confirmée. Si elle se confirme, il s'agira du premier militaire israélien tué depuis le début de l'offensive terrestre, samedi soir.

L'armée israélienne soutient que 30 de ses soldats ont été blessés depuis le début de l'offensive, dont deux grièvement.

De son côté, le Hamas dit avoir enlevé deux soldats militaires lors de combats dans la bande de Gaza. Israël assure ne pas avoir connaissance de cette information. « De ce que nous savons, ce n'est pas vrai », a déclaré un responsable de l'armée israélienne.

Les tirs de roquettes et d'obus de mortier palestiniens sur le sud du territoire israélien se sont poursuivis, même si Israël dit qu'ils ont diminué depuis le début de l'incursion terrestre. Selon un porte-parole militaire israélien, huit roquettes et sept obus de mortier ont été tirés, sans faire de victime.

Aucun accord à l'ONU

Avant une séance extraordinaire du Conseil de sécurité de l'ONU, samedi soir, le secrétaire général Ban Ki-moon a demandé à Israël de mettre fin à l'opération terrestre, de protéger les civils et de permettre l'acheminement de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza.

Toutefois, le Conseil n'a pu s'entendre sur le texte d'une déclaration de cessez-le-feu après quatre heures de discussions, comme l'a confirmé son président, l'ambassadeur français Jean-Maurice Ripert, en fin de soirée.

Conseil de sécurité de l'ONU

La Libye, seul membre arabe (non permanent) du Conseil, avait demandé la tenue de cette réunion. Le texte présenté condamnait l'escalade de la violence et l'offensive israélienne, mais ne mentionnait pas les tirs de roquettes palestiniens sur le territoire d'Israël.

Les États-Unis se sont à nouveau rangé du côté de leur allié israélien pour bloquer la résolution. Le gouvernement américain a affirmé travailler à un cessez-le-feu, mais qu'il fallait s'assurer qu'un éventuel arrêt des violences soit permanent, c'est-à-dire que cessent les tirs de roquettes des combattants palestiniens.

Le président de l'Assemblée générale de l'ONU, Miguel d'Escoto, du Nicaragua, a posé un geste rare en venant s'informer de l'état des discussions au Conseil de sécurité. En son nom personnel, il a qualifié l'opération israélienne de « monstruosité » et déploré le « dysfonctionnement » du Conseil de sécurité.

Le Hamas menaçant, l'Europe plus modérée

Le Hamas a affirmé samedi qu'Israël paierait cher son incursion, et a ajouté que la bande de Gaza deviendrait le cimetière des soldats israéliens.

Le président de l'Autorité palestinienne issu du Fatah, Mahmoud Abbas, a dénoncé l'opération terrestre menée par Israël.

L'Union européenne, dont la présidence est maintenant assumée par la République tchèque, a qualifié l'incursion israélienne d'opération défensive, plutôt qu'offensive. Pour sa part, la France a qualifié le tout d'escalade militaire dangereuse, et a condamné tant l'offensive terrestre que les tirs de roquettes du Hamas.

Israël avait déjà obtenu l'appui implicite de l'administration américaine pour une offensive terrestre. Dans son allocution radiophonique hebdomadaire, le président George W. Bush a rejeté l'entièreté du blâme pour cette crise sur le Hamas, tandis que son administration disait laisser Israël libre de décider de lancer ou non une offensive terrestre.

En début de soirée, Washington a averti Israël qu'il devait se soucier des conséquences de l'opération sur les civils gazaouis.

Le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, a aussi averti le Liban qu'il se tenait prêt à intervenir à la frontière nord entre les deux pays, dans une mise en garde certainement adressée au Hezbollah chiite.

( Radio-Canada.ca avec Reuters, Agence France Presse, Associated Press et BBC )




Entre espoir et désespoir

04 01 2009

( Didier Fessou - Le Soleil ) - (Québec) - Nous vivons à une époque formidable. Certes. Mais nous vivons aussi des temps extraordinairement dangereux.

En fait, il y a autant de raisons de se réjouir des progrès de l'humanité que de raisons de désespérer du bon sens des hommes.

Depuis 1918, l'histoire se joue à l'échelle du monde. Le moindre événement à l'autre bout de la planète nous est immédiatement montré, expliqué, analysé, commenté. Difficile pour le simple citoyen de faire la part des choses et de se forger une opinion.

L'actualité est la fille aînée de l'Histoire. Et pour la comprendre, cette actualité, autant connaître l'Histoire. Les livres sont là pour ça.

Larousse publie une collection proposant une perspective historique des grandes périodes qui ont marqué l'humanité. Pour rédiger ces ouvrages, l'éditeur a fait appel aux meilleurs spécialistes, principalement des universitaires.

Le premier de ces livres s'intitule Une histoire du monde antique. Un survol fantastique qui nous entraîne du néolithique au triomphe du christianisme en passant par la Chine de Confucius, les empires africains et les civilisations précolombiennes.

Le deuxième, Une histoire du monde médiéval, s'intéresse à cette longue et importante période qui commence au moment où Mahomet entre victorieusement à La Mecque et qui achève avec Louis XI en France et Édouard III en Angleterre. Ce monde médiéval fut loin d'être un temps tranquille : des invasions, des guerres, des crises, des désastres, des famines, mais aussi des explorations, des découvertes, des échanges, des inventions. Et Christophe Colomb qui découvre l'Amérique.

Plus accessible parce que plus proche de nous, le troisième de ces livres couvre le XXe siècle. Du traité de Versailles jusqu'à la guerre en Irak. Ce bouquin, Une histoire du monde contemporain, fait habilement la part des choses entre les tragédies qui ont choqué les esprits et l'optimisme né des formidables avancées de la science et de la technique.

Au bilan, le XXe siècle peut apparaître comme un siècle de progrès!

CLAUDE MOSSÉ. Une histoire du monde antique, Bibliothèque historique Larousse, 480 pages

GEORGES DUBY. Une histoire du monde médiéval, Bibliothèque historique Larousse, 480 pages

JEAN-PIERRE RIOUX. Une histoire du monde contemporain, Bibliothèque historique Larousse, 480 pages




La police enquête sur deux décès au Bas-Saint-Laurent

04 01 2009

( Ian Bussières - Le Soleil ) - L'année 2008 a pris fin d'une bien triste façon dans le Bas-Saint-Laurent, alors que la police enquête sur deux décès accidentels qui se sont produits le 30 décembre.

L'un des décès est survenu à Rivière-du-Loup, alors qu'un hom­me de 73 ans a trouvé la mort dans une violente collision entre sa voiture et une ambulance de la Coopérative des paramédics du Grand-Portage.

«L'ambulance se dirigeait vers l'hôpital avec quelqu'un à bord, en état d'urgence, et la collision est survenue à une intersection. Notre enquête démontrera si l'un des deux conducteurs n'a pas fait son arrêt ou a omis de céder le passage», explique le sergent Sébastien Briand, de la Sûreté municipale de Rivière-du-Loup.

Hypothermie

À Matane, un homme s'était mis à la recherche, en compagnie de quelques proches, de sa conjointe qui manquait à l'appel à son domicile de la rue William-Russell. Il a finalement trouvé sa femme en état d'hypothermie, gisant sur la glace dans un sentier près de la résidence familiale.

Comme l'explique l'agent Marc Butz de la SQ, toutes les tentatives pour réanimer Johanne D'Amours, 50 ans, se sont avérées vaines. Une autopsie sera pratiquée sur le corps de la femme afin de déterminer les causes du décès.




Centre mère-enfant: aucun agrandissement n'est prévu

04 01 2009

( Jean Pascal Lavoie - Le Soleil ) - (Québec) - Bien que le Centre mère-enfant du Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ) roule à pleine capacité, un agrandissement ne figure pas encore dans les plans.

Line Blackburn, la gynécologue-obstétricienne qui a aidé à la naissance du premier bébé de l'année, affirmait dans nos pages hier que le Centre mère-enfant arrivait à capacité maximale et qu'«avec les projections de natalité, il faudra agrandir».

Si Pascale St-Pierre, porte-parole du CHUQ, corrobore les propos de Line Blackburn quant à la fréquentation du Centre mère-enfant, elle souligne qu'un agrandissement n'est pas encore envisagé. «La planification du Centre mère-enfant s'est faite sur la base d'un certain nombre de naissances que nous dépassons maintenant, tout comme à Saint-François d'Assise d'ailleurs. C'est certain que si la tendance à la hausse des natalités se maintient, nous devrons nous pencher sur la question.»

Effets du mini baby-boom

Les effets du mini baby-boom que connaît la région se font sentir autant sur les installations que sur le personnel, ajoute Pascale St-Pierre. «Les ressources limitées mettent beaucoup de pression sur le personnel. Et comme nos infirmières au Centre mère-enfant sont jeunes, elles tombent elles aussi enceintes. Nous en avons déjà perdu sept en une seule semaine.»

En octobre dernier, 20 % des infirmières en périnatalité et en néonatalogie étaient en congé de maternité, en congé parental ou en retrait préventif. Cette situation avait provoqué une sortie dans les médias des infirmières à bout de souffle.

Pour l'année 2007-2008, le Centre mère-enfant et l'hôpital Saint-François d'Assise ont reçu 7596 naissances, ce qui en fait la plus grosse maternité du Québec. «Bien que nous prévoyions rouler à pleine capacité pour la prochaine année aussi, il n'y a pas encore de scénario arrêté quant à un éventuel agrandissement», conclut Pascale St-Pierre.




Québec - Négos avec les cols blancs: une entente d'ici un mois

04 01 2009

( Ian Bussières - Le Soleil ) - (Québec) - Estimant que le dossier chemine bien, le conseiller municipal Richard Côté, responsable politique des négociations au comité exécutif, se donne d'ici la fin janvier pour régler la convention collective des 2000 cols blancs de la Ville de Québec.

«Nous sommes positifs. Il y a un bon dialogue, et les cols blancs veulent négocier de façon intensive cette semaine», a commenté M. Côté hier en soulignant que les cols blancs étaient le seul des syndicats toujours en négociation à être admissible à la rétroactivité sur les augmentations forfaitaires de 2 % prévues pour 2007 et 2008.

«Ils ont déposé une offre avant la date butoir du 15 décembre à midi, et les négos reprennent lundi, car nous avions laissé à tout le monde une trêve à l'occasion des Fêtes. Nous nous donnons un mois pour en arriver à une entente», poursuit M. Côté.

Quant aux cols bleus, M. Côté indique que les pourparlers reprendront mardi après qu'une offre eut été déposée auprès du conciliateur par les syndiqués.

Pas d'issue

Dix des 17 syndicats de la Ville de Québec ont déjà en poche une entente avec l'employeur. Outre les cols bleus et les cols blancs, les syndicats des policiers et des pompiers, celui des employés du secteur aquatique, du secteur des loisirs et un groupe d'employés d'ExpoCité n'ont toujours pas renouvelé leur convention collective échue depuis le 31 décembre 2006.

«Avec les policiers et les pompiers, on ne voit pas vraiment d'issue. Je crois que ça va aller au bout de l'arbitrage», concède Richard Côté. Les négociations avaient repris brièvement à deux reprises avec les policiers, mais sans résultat.

«Lors de nos dernières discussions, on s'est aperçus que les policiers voulaient aller jusqu'au bout», a-t-il poursuivi, soulignant que le dossier des congés de maladie était le nerf de la guerre tant avec les policiers qu'avec les pompiers, les cols blancs et les cols bleus.

Comme les séances d'arbitrage avec les policiers et les pompiers devraient se poursuivre jusqu'au mois d'août, Richard Côté ne s'attend pas à une décision avant l'automne.

«Le problème est que, devant un arbitre, on ne peut pas signer pour plus de trois ans, ce qui signifie qu'on devra à toutes fins pratiques recommencer de nouvelles négociations sitôt celles-ci complétées!» conclut-il.




L'abc d'une année de crise

04 01 2009

( Jean-Simon Gagné - Le Soleil ) - (Québec) - 2008. L'année de la dégringolade boursière. L'année de la crise. L'année des chiffres vertigineux. L'année où nous avons finalement appris qu'un billion de dollars, cela s'écrit avec 12 zéros.

A comme Athènes

Des émeutes viennent de secouer plusieurs villes grecques, en particulier Athènes. Les manifestants dénonçaient la corruption et l'absence de perspectives économiques. En vedette : la génération à «600 euros par mois» dont le représentant typique est âgé de 30 ans. Il navigue de contrats sans lendemain en petits boulots précaires. Pour lui, l'avenir ressemble à un abîme noir.

B comme bévue

L'agence Bloomberg mérite la palme pour avoir annoncé la mort de Steve Jobs, le pdg fondateur de la société Apple. Ce qui a permis à M. Jobs de recycler la réplique fameuse de Mark Twain : «La nouvelle de ma mort a été grandement exagérée.»

C comme clémence

En juin, la Cour suprême des États-Unis a jugé «excessifs» les 2,5 milliards $ de dommages punitifs imposés à ExxonMobil, relativement à la marée noire de l'Exxon Valdez, en 1989. Bon prince, le tribunal a ramené la facture à 500 millions $. Gonflée à bloc par cette économie de 2 milliards $, Exxon a ensuite déclaré des profits de 14,8 milliards $ rien que pour le troisième trimestre de 2008.

D comme déficit

À travers le Canada, le «déficit» avait été banni du vocabulaire. Parfois, il avait été déclaré illégal. Mais le vilain effectue un retour triomphal. En octobre, durant la campagne électorale fédérale, le ministre des Finances, Jim Flaherty, tablait sur un surplus budgétaire de quelques milliards de dollars. En novembre, il évoquait un excédent de 800 millions $. Il table maintenant sur un déficit de 30 milliards $, peut-être plus.

E comme étincelle

La crise couvait. Aux États-Unis, la multiplication des prêts hypothécaires farfelus constituait une bom­be à retardement. Mais c'est la faillite de Lehman Brothers, la cinquième banque du monde, le 15 septembre, qui a déclenché la panique. «La décision de laisser couler Lehman visait à restaurer une certaine discipline sur les marchés, en montrant que toutes les grandes sociétés ne seraient pas sauvées, a expliqué un haut fonctionnaire de la Réserve fédérale américaine. Paradoxalement (la faillite a été si catastrophique que) depuis ce temps, toutes les grandes compagnies en difficulté ont bénéficié d'un plan de sauvetage, avec l'argent des contribuables.»

F comme fraude

Peut-être la plus grande fraude de l'histoire. Bernard Madoff aurait soutiré 50 milliards $ à des clients, grâce à une structure pyramidale. Reste à savoir où est passé l'argent. Et qui sont les complices. Déjà, le gendarme de la Bourse américaine, la Securities and Exchange Commission (SEC), se trouve au banc des accusés. Non seulement la SEC n'a rien vu venir, mais elle a fait siéger Madoff à son comité pour la transparence de l'information donnée aux marchés! Le renard participait à la supervision du système d'alarme du poulailler!

G comme General Motors

Cet automne, pour convaincre l'Amérique de voler à son secours, General Motors voulait montrer qu'elle faisait sa part. Des usines ont été fermées. Des milliers de travailleurs ont été congédiés. Dans ses usines, GM a même cessé de remplacer les piles des horloges. Souvent, les ascenseurs ne fonctionnent plus après 19h.

Tout s'est effondré quand on a appris que le pdg, Rick Wagoner, s'était rendu en jet privé à Wa­shing­ton pour quémander des milliards du gouvernement. «C'est comme un gars qui se présente à la soupe populaire en tuxedo», a résumé un élu de l'État de New York.

H comme histoire

L'attrait de la spéculation est souvent comparé à l'étrange relation qui unissait un magicien et un perroquet, sur un navire de croisière. Tôt ou tard, l'oiseau tombe dans le panneau.

Tous les soirs, le magicien donnait un spectacle pour les vacanciers, sous l'oeil attentif du perroquet. Comme l'audience n'était jamais la même, il répétait chaque soir les mêmes tours.

À la fin, le perroquet connaissait tous les trucs. Et il les expliquait à voix haute à l'assistance.

- Regardez, mesdames et messieurs, il a placé les fleurs sous la table.

- Demandez-lui pourquoi toutes les cartes du paquet sont des As.

Le magicien était furieux. Mais comme le perroquet appartenait au capitaine du navire, il ne pouvait rien faire.

Or, il advint que le bateau fit naufrage. Le perroquet et le magicien se retrouvèrent accrochés à la même pièce de bois.

Pendant deux jours, ils dérivèrent en se dévisageant avec haine. Puis finalement, n'y tenant plus, le perroquet s'exclama :

- D'accord, je donne ma langue au chat. Où as-tu mis le bateau?

I comme Islande

Est-ce qu'un pays peut faire faillite? C'est la question qui tenaille l'Islande, pays nordique de 320 000 habitants. Faisant face à une débâcle financière sans précédent, l'Islande a nationalisé en catastrophe ses principales banques, dont les dettes représentaient 12 fois le produit national brut du pays. En l'espace de quelques mois, la couronne islandaise a perdu 60 % de sa valeur. «Et ce n'est qu'un début», a dit le premier ministre.

J comme jargon

Théoriquement, un pays connaît une récession économique lors­que son produit intérieur brut diminue durant deux trimestres consécutifs. C'est dire que vous pouvez y être entré avant même que cela soit devenu officiel, et que vous pouvez en être ressorti avant qu'on vous l'annonce. En décembre, le National Bureau of Economic Research américain a finalement publié une analyse qui confirmait que les États-Unis sont entrés en récession en... décembre 2007.

K comme dans krach

Depuis octobre 2007, l'indice Dow Jones a perdu 44 % de sa valeur. En tout, quelque 7,6 milliards $ se sont volatilisés. Les optimistes espèrent que les Bourses récupèrent aussi vite qu'après les dégringolades de 1987 et de 2001. N'importe quoi plutôt que 1929. Les Bourses avaient mis trois ans avant de toucher le fond. Et elles n'avaient pas repris le terrain perdu avant... 1954.

L comme luxe

La crise? Quelle crise? Dans le quartier londonien de Piccadily, le panier de Noël le plus cher du monde, le Snow Queen, se vend 38 000 $. À ce prix, on vous garantit des magnums de Château Margaux et de champagne Veuve Cliquot, en plus d'un kilo de foie gras et de quatre livres de caviar.

M comme métaphore

«En 2008, l'économie américaine ressemblait à un chat coincé sur un toit brûlant et très aminci, dont la situation était rendue encore plus précaire par le fait qu'il avait déjà utilisé huit de ses neuf vies», a proposé Stuart Hoffman, économiste en chef des services financiers PNC.

N comme Nobel

Un commentaire de l'économiste Paul Krungman, Prix Nobel de l'économie, en 2008.

«(...) La différence (avec les récessions de 1991 et de 2001), c'est qu'à l'époque, la réponse standard à la faiblesse de l'économie - une baisse des taux d'intérêt par la Réserve fédérale - était possible. Or, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Le taux directeur (...) avoisine les 0,3 %. Il n'y a plus rien à couper.

Comme il n'est plus possible d'abaisser davantage les taux d'intérêt, rien ne peut stopper le mouvement descendant de l'économie. L'augmentation du chômage va provoquer une nouvelle baisse de la consommation (...). La faible consommation va entraîner d'autres coupes sombres dans les plans d'investissement. Et l'affaiblissement général de l'économie va déboucher sur d'autres mises à pied, poussant encore plus loin le cycle de contraction.»

O comme Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP)

L'OPEP a-t-elle perdu le contrôle? Pour enrayer la dégringolade des cours du pétrole, les 13 membres du cartel ont décidé de réduire leur production de 2,2 millions de barils par jour. Mais plus personne ne semble croire que les membres de l'OPEP vont se discipliner. Sans compter que la Russie, le deuxième producteur mondial, fait bande à part. Après avoir atteint 147 $, le prix du baril de pétrole est descendu sous les 40 $. L'an prochain, même l'Arabie Saoudite prévoit un déficit budgétaire de 17,3 milliards $, après un surplus de 157 mil­liards $, en 2008.

P comme prédiction

En mai 2008, le pdg de Merrill Lynch, John Thain, voyait la vie en rose : «Les problèmes existent. Mais pour l'essentiel, ils sont derrière nous.» Deux mois plus tard, Merryl Lynch avait perdu 51,8 milliards $.

Q comme Québec

Le gouvernement Charest continue de s'accrocher à la possibilité que le pire de la crise épargne le Québec. «Les fondements de notre économie sont solides», a déclaré M. Charest. Ah, oui? George W. Bush, John McCain et Barack Obama disaient la même chose, presque mot pour mot, il y a quelques mois.

R comme recherché

Le plan de sauvetage de 700 milliards $, adopté par le Congrès américain en octobre, a connu un lent départ... à cause d'une pénurie de personnel. À la fin novembre, le plan était administré par une quarantaine d'employés, soit la moitié du personnel nécessaire. Quant à savoir pourquoi il a été fixé à 700 milliards $, un porte-parole du département du Trésor n'a pas fait de mystère. «Nous voulions seulement un vrai gros chiffre», a-t-il confié au magazine Forbes.

S comme swap

Le magazine Newsweek a comparé les swaps à «un monstre qui aurait avalé Wall Street». Dans les faits, les swaps sur défaillance de crédit constituent une assurance qui ne veut pas dire son nom, un contrat permettant de garantir des prêts douteux. À mi-chemin entre le pari et l'investissement, ce «produit financier» a fini par représenter un marché colossal de 62 000 milliards $!

T comme Tolkien

Les boursicoteurs ont emprunté leur citation fétiche de cette année au Seigneur des anneaux, de J. R. Tolkien.

- J'aurais préféré que tout cela n'arrive pas en mon temps, se désole le hobbit Frodon.

- Moi aussi, lui répond le magicien Gandalf. Et c'est la même chose pour tous nos contemporains. Mais ce n'est pas à nous de décider. La seule chose qui nous appartient, c'est ce que nous allons faire avec le temps qui nous est donné.

U comme dans un air de déjà-vu

«Au cours de la dernière année, notre industrie automobile a connu une baisse dramatique de ses ventes et de ses profits. Elle a dû procéder à des mises à pied massives, en plus d'avoir à composer avec une concurrence étrangère accrue. (...) Les changements dans les préférences des consommateurs - vers des véhicules plus petits et plus économes en carburant - apparaissent permanents. L'industrie devra investir des sommes considérables pour produire les véhicules que le public veut désormais.»

Vous croyez que ce discours du secrétaire américain aux Transports a été prononcé cet automne? Détrompez-vous. Il date de... 1980.

V comme vraie grande crise

Cessez d'évoquer le spectre de la crise de 1929. L'historien américain Scott Reynolds Nelson, interviewé récemment par Le Devoir, suggère plutôt de regarder du côté de 1873, parfois surnommée la «vraie grande crise». Encore une fois, tout commence avec des prêts hypothécaires trop faciles à obtenir. Dans les grandes capitales, le marché de l'immobilier explose. «Les emprunteurs cupides accumulent les emprunts, se servant d'édifices non cons­truits ou inachevés comme garanties», explique l'historien. En septembre 1873, les Bourses s'effondrent. «La panique dure pendant quatre ans aux États-Unis et pendant six ans en Europe», conclut Nelson.

W comme Woolworths

La chaîne de magasins britannique meurt à 100 ans. Le quotidien The Guardian a rédigé cet éloge funèbre peu flatteur. «Soyons clair. La chute de Woolworths n'a pas été causée par (...) la crise financière. (...) Il s'agissait d'un endroit horrible pour magasiner, qui n'offrait rien qu'on ne puisse trouver en mieux ou en moins cher quelque part ailleurs.»

X comme Xinhua

Rompant avec sa langue de bois habituelle, l'agence officielle chinoise Xinhua a prévenu que la Chine traverse une période de turbulences. Elle estime que 6,5 millions de travailleurs migrants se trouveront sans emplois à travers la Chine, l'an prochain. Une situation explosive pour «l'usine du monde», qui assurait jusqu'à récemment 12 % des exportations mondiales de produits manufacturés.

Y comme yen

Le yen, la monnaie japonaise, vient d'atteindre son plus haut niveau en 13 ans par rapport au dollar. Même chose pour l'euro.

Devant le plongeon du billet vert, on craint désormais une crise des taux de change. Pas moins de 62,4 % des réserves des banques centrales du monde sont en effet constituées de devises américai­nes. Comme disait un ancien secrétaire américain au Trésor : «Le dollar est notre devise, mais c'est votre problème.»

Z comme Zimbabwe

Avant même la crise financière, le Zimbabwe avait touché le fond. En juillet, le taux d'inflation y atteignait 231 millions pour cent. Sans doute un record depuis l'invention de la monnaie.

Depuis quelques années, pour simplifier les choses, le pays retranche 13 zéros sur ses billets de banque. Cet été, un nouveau billet de 100 milliards de dollars a été imprimé. En y ajoutant les zéros manquants, cela représente... attendez... Oh, et puis zut! laissez tomber.




Centres de ski : Haro sur la cigarette et le pot

04 01 2009

( La Presse ) - Partout en Amérique du Nord, les stations de ski décident - de leur propre gré - de bannir la fumée de leurs installations. Cette interdiction s'implante progressivement au Québec, malgré l'opposition de certains amateurs de sport. Et si on vise avant tout la consommation de tabac, le cannabis est lui aussi dans la ligne de mire.

C'est notamment le cas au Mont-Saint-Sauveur où, vendredi, des centaines de skieurs et de planchistes profitaient de leurs derniers jours de congé sous un soleil étincelant.

Une poignée d'entre eux étaient assis à proximité du chalet principal et grillaient tranquillement leur cigarette dans une aire où ils ont la permission de fumer. Depuis le début de la saison, l'administration du Mont-Saint-Sauveur a interdit à ses visiteurs de fumer dans les files d'attente et dans les télésièges.

Une vague de fond

La station de ski Whistler Blackcomb, en Colombie-Britannique, dispose d'un tel règlement depuis trois ans. «Nous avons une politique de tolérance zéro sur la fumée. Peu importe de quel type de fumée il s'agit, que ce soit de la cigarette ou du cannabis, il est strictement interdit de fumer à Whistler», assure le porte-parole Peter Jean, qui ajoute que la «majorité» des skieurs et planchistes respecte la consigne.

D'autres stations de ski du Québec, dont le Mont-Sainte-Anne et Stoneham, s'apprêtent à emboîter le pas. «Nous suivons la vague puisque des règlements semblables existent un peu partout ailleurs», souligne Samantha McKinley, porte-parole de Mont-Sainte-Anne/Stoneham.

«C'est en quelque sorte un prolongement de la loi antitabac, soutient François-David Rouleau, porte-parole de Mont-Saint-Sauveur. Nous encourageons l'activité physique et le bien-être. L'idée d'interdire la cigarette dans les lieux où les gens sont collés les uns sur les autres s'est imposée d'elle-même. Il s'agit d'une question de respect.»

Les party animals

Le chroniqueur de ski Roger Laroche est partisan d'un tel règlement. «La fumée indispose plusieurs personnes et les cendres risquent toujours de brûler les vêtements des autres sportifs, dit-il. Et tant mieux si ce règlement éloigne les party animals qui fument du pot avant de descendre les pentes. Il y a vraiment un laisser-aller un peu partout au sujet de l'utilisation des substances illicites.»

De nombreux amateurs de ski ne voient pas les choses de la même manière.

Assis de travers, cinq adolescents fument des cigarillos sous le regard indifférent de la foule, au Mont-Saint-Sauveur. «Fumer, ça fait partie de la culture du ski et du snowboard. Pourquoi bannir la fumée en plein air? s'interroge Jonathan, 15 ans. L'alcool, le pot, la cigarette... Ça arrive tout le temps. Les skieurs le savent, les patrouilleurs aussi. Les stations de ski sont pleines de gens qui sont là pour faire le party. Qu'on laisse les gens faire ce qu'ils veulent.»

Pas moins de 30% des planchistes québécois âgés de moins de 20 ans ont reconnu avoir consommé de la marijuana avant de dévaler les pentes en 2007, révèle une étude menée par la chercheuse Linda Paquette de l'Université de Montréal.

«Ça n'a aucun impact sur notre sécurité», assure Jonathan, amateur de planche à neige. Pourtant, ce sport est responsable de près de 10% des traumatismes d'origines sportive et récréative, selon l'Institut national de santé publique du Québec.

«Que 30% des répondants disent s'être adonnés à leur activité sous l'effet du cannabis, c'est un résultat clair. Cela semble énorme», affirme Mme Paquette.

Des effluves de pot

Cet état de fait n'existe pas qu'au Québec. De nombreuses stations de ski américaines bannissent, dans leurs règlements, l'usage de toute substance illicite. Et un sondage réalisé en 2003 par l'Agence de la santé publique de l'État de Nouvelle-Galles-du-Sud, en Australie, a révélé que près de 80% des skieurs et planchistes consommaient de la drogue avant ou pendant leur parcours sur les pentes.

«La consommation de cannabis sur les pentes est répandue au Québec, croit le chroniqueur de ski Guy Thibaudeau. À Stoneham, au mont Avila... pas besoin de s'aventurer bien loin pour sentir des effluves de pot, dit-il. Mais il est difficile d'agir. On ne peut pas surveiller des milliers de personnes.»




Pacte de suicide à Saguenay: «Il était au bout du rouleau»

04 01 2009

( Ian Bussières - Le Soleil ) - (Québec) - Avant même d'en avoir la confirmation, Huguette Bolduc, gérante adjointe à la pharmacie Jean Coutu d'Amos, se doutait que son ancien patron Marc Laliberté était l'homme mort dans le drame familial survenu jeudi à Saguenay.

«Quand j'ai vu la nouvelle à la télé, j'ai spontanément dit à mon conjoint : «C'est peut-être Marc»? Et malheureusement, c'était lui», a confié Mme Bolduc hier au Soleil au sujet de l'homme qui avait été durant deux ans gérant de cette succursale du géant de la pharmacie avant de retourner vivre au Saguenay.

«Pauvre Marc! C'était quelqu'un de bien. Il avait été le gérant ici durant deux ans, mais quand il est parti, au mois de juin, il était hyper fatigué. Il était au bout du rouleau», explique la dame, faisant remarquer que Marc Laliberté avait été grandement bouleversé par la maladie et le décès de sa mère.

«Quand il a quitté, il a pris un congé de maladie. Sa mère souffrait d'un cancer, et il était retourné à Saguenay pour se rapprocher d'elle. Elle est décédée quelques semaines plus tard, mais il semble que Marc et son épouse aient tout de même décidé de demeurer là-bas», poursuit-elle.

Natif du Saguenay, Marc Laliberté avait vécu 10 ans en Abitibi, occupant des emplois de gérant dans un magasin de vêtements et d'agent immobilier avant de devenir gérant chez Jean Coutu.

«Aujourd'hui, ce sont surtout des employés à temps partiel qui ne le connaissaient pas nécessairement qui sont en poste, alors ça ne parle pas du drame tant que ça. Cependant, pour ceux qui connaissaient Marc, ça donne tout un choc, c'est sûr», poursuit Mme Bolduc.

Malgré les circonstances du drame, la gérante adjointe a décrit son ancien patron comme un père de famille qui adorait ses enfants. «C'est épouvantable ce que la détresse humaine peut faire», a-t-elle ajouté.

Hervé Fortin, qui résidait sur la même route que Marc Laliberté et sa petite famille à Amos, a pour sa part été surpris d'apprendre que son ancien voisin était mêlé à ce drame.

«J'ai réalisé seulement aujourd'hui, lorsque j'ai vu la photo aux nouvelles, qu'il s'agissait de la même personne. J'ai fait un saut, je trouve cela bien malheureux», explique l'homme en avouant qu'il ne connaissait pas beaucoup M. Laliberté. «C'était un voisin qui n'échangeait pas beaucoup avec les autres. Il ne sortait pas beaucoup non plus», poursuit-il.

Malaise

Quant au couple qui réside aujourd'hui dans l'ancienne maison de Marc Laliberté à Amos, l'homme et la femme ont préféré ne pas commenter la tragédie. «Nous avons acheté sa maison, mais nous ne ferons pas de commentaires. On va laisser ça à la famille», a répondu le nouveau propriétaire des lieux lorsque interrogé par Le Soleil.

À Saguenay, Linda Turgeon, une ancienne consoeur de travail au bureau régional du courtier immobilier La Capitale, a dû avouer elle aussi qu'elle ne connaissait pas beaucoup Marc Laliberté.

«Il n'a pas travaillé beaucoup au bureau. Il était arrivé au mois d'août, et on me l'avait présenté à ce moment-là, mais je ne l'ai pas revu souvent depuis. Ce ne sont pas des événements très agréables...», ajoute-t-elle.

Après avoir travaillé pendant près de six mois pour l'agence immobilière La Capitale de Chicoutimi, Marc Laliberté se dirigeait bientôt vers la gérance. En effet, selon ce qu'a appris Le Progrès-dimanche, Marc Laliberté n'avait pas renouvelé son certificat d'agent immobilier pour l'année 2009. En fait, il aurait démissionné il y a de ça six semaines. Toutefois, d'après les dires d'un des ses anciens collègues à La Capitale, il s'était trouvé un autre emploi.

«Il allait commencer un nouveau travail dans un magasin comme gérant. Du moins, c'est ce qu'il disait», a-t-il confié sous le couvert de l'anonymat. Toutefois, peu d'agents immobiliers de Chicoutimi le connaissait. Plusieurs anciens collègues de Marc Laliberté soutiennent ne l'avoir jamais croisé depuis son arrivée en août dernier dans la région.

( Avec Le Progrès-dimanche )




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

04 01 2009

Prévisions

Émises à: 5h00 HNE le dimanche 4 janvier 2009

Aujourd'hui:

Nuageux avec percées de soleil et 30 pour cent de probabilité d'averses de neige. Vents d'ouest de 20 km/h avec rafales à 40 devenant légers cet après-midi. Maximum moins 10.

Ce soir et cette nuit:

Nuageux. Neige débutant au cours de la nuit. Accumulation de 2 à 4 cm. Minimum moins 12.

Lundi:

Neige cessant le matin. Alternance de soleil et de nuages par la suite avec 30 pour cent de probabilité d'averses de neige. Vents devenant du sud-ouest à 30 km/h avec rafales à 50 tard le matin. Maximum moins 7.

Mardi:

Ensoleillé. Minimum moins 12. Maximum moins 8.

Mercredi:

Neige. Minimum moins 16. Maximum moins 8.

Jeudi:

Neige intermittente. Minimum moins 10. Maximum moins 10.




Science 2009
Dans la boule de cristal des scientifiques

04 01 2009

( Le Devoir - Amélie Daoust-Boisvert - Édition du samedi 03 et du dimanche 04 janvier 2009 ) - L'Organisation des Nations unies a déclaré 2009 Année mondiale de l'astronomie avec l'UNESCO et l'Union astronomique internationale.

En 2008, nous avons vu le plus puissant accélérateur de particules démarrer, puis tomber en panne. La sonde Phoenix a touché le sol de la Planète rouge, on a créé le premier génome entièrement artificiel et les ours polaires ont été placés sur la liste des espèces mises en péril par les changements climatiques. Les découvertes scientifiques de 2009 seront-elles encore plus excitantes? Devant l'usage inapproprié de la boule de cristal, Le Devoir a interrogé quelques uns des scientifiques québécois les plus reconnus dans leur domaine respectif.

Le ciel peut indiquer ce que 2009 nous réserve sans le truchement d'une astrologue. Les Nations unies, avec l'UNESCO et l'Union astronomique internationale, ont déclaré 2009 Année mondiale de l'astronomie. Près de nous, cet événement donnera lieu à des activités spéciales un peu partout sous la voûte céleste, dont à l'ASTROLab du Mont-Mégantic.

Le télescope de la première réserve internationale de ciel étoilé participera aussi à la recherche de systèmes extrasolaires. Tout porte à croire que la quête pour découvrir de nouvelles planètes en 2009 sera couronnée de succès, selon l'astronome René Doyon, dont les découvertes 2008 figurent sur la prestigieuse liste des exploits de l'année de la revue Nature.

Les deux techniques qui permettent d'identifier des exoplanètes ont connu des avancées technologiques importantes en 2008. Utilisant la première, la détection indirecte, les scientifiques du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics de Cambridge décrivent l'Astro-comb dans l'édition du 3 avril dernier de la prestigieuse revue scientifique Nature. «Nous étions limités par la précision de nos techniques, qui permettaient de localiser au mieux des planètes cinq fois plus grosses que la Terre», expliquaient-ils. La nouvelle technique d'analyse jouit d'une précision 60 fois supérieure à l'ancienne. Elle est même cinq fois plus exacte que ce dont nous aurions besoin pour identifier des Terres potentielles. L'Astro-comb permettra de passer au peigne fin la portion de notre galaxie à la portée des télescopes actuels, soit un rayon d'environ 50 années-lumière. La banlieue, si on considère que la Voie lactée fait 100 000 années-lumière de diamètre.

Grâce à une amélioration de la deuxième technique, l'imagerie, l'équipe menée par René Doyon a été la première à observer de façon directe l'existence de planètes autour d'autres étoiles que le Soleil. Elles ont réussi l'exploit de photographier directement trois planètes gazeuses gravitant autour d'une même étoile. La découverte a été citée en novembre dernier dans Science. Plus de 300 planètes extrasolaires ont jusqu'à maintenant été repérées, mais il s'agissait uniquement d'observations indirectes comme celles faites par l'équipe de Cambridge. L'astronome et son équipe ont un programme chargé pour l'année qui commence: «On a plus d'une centaine d'étoiles candidates à observer en 2009 pour voir les planètes autour. Sommes-nous seuls au monde?»

«La quête ultime, dit René Doyon, c'est de capter l'image d'une planète bleue. Ça va prendre des télescopes au-delà de l'atmosphère.» Et ça, ce n'est pas pour 2009, mais plutôt dans quelques décennies, et des milliards de dollars, d'ici.

Pour lui, l'Année mondiale de l'astronomie «sert à voir notre place dans l'univers, et surtout avec les changements climatiques, réaliser à quel point nous sommes privilégiés d'avoir une planète Terre».

En 2009, l'année des outils ultrapuissants en physique

Au cours des derniers mois, le monde a acclamé la mise en marche du Large hadron collider (LHC) près de Genève, l'accélérateur de particules le plus puissant du monde, avant de soupirer de déception devant une panne qui l'a mis K.-O. depuis.

Le joujou devrait reprendre du service à l'été 2009. Malgré cette cuisante défectuosité et les délais qu'elle engendre, Nature a déclaré le chef de projet du LHC, Lyn Evans, personnalité scientifique de l'année. Le LHC, à sa remise en route, partira à la chasse au fameux et tout aussi fugace boson de Higgs.

Les scientifiques croient que cet élément fondamental donne la masse de toutes les particules, mais on ne l'a jamais découvert.

Si l'accélérateur ne révèle pas le boson en 2009, les lasers super puissants pourraient sauver l'honneur de l'année scientifique des physiciens.

Le chercheur André Bandrauk, un des fondateurs de la nouvelle science de l'attoseconde (10-18 seconde), bouillonne d'enthousiasme pour les découvertes à venir à moyen terme. L'attoseconde est un milliardième de milliardième de seconde. Elle est un milliard de fois plus courte qu'une nanoseconde.

Comme Le Devoir l'expliquait cet automne, les physiciens utilisent maintenant des éclairs de lumière infiniment rapides, de l'ordre de l'attoseconde -- l'éclair le plus bref jamais émis est de 34 attosecondes. «On excite une molécule avec le laser, tellement que, lorsque le flash de lumière du laser l'atteint, elle émet, comme une luciole, un flash encore plus rapide que le mouvement de l'électron», explique André Bandrauk. Si aujourd'hui les molécules excitées dans les laboratoires sont assez simples -- oxygène, azote -- le chercheur annonce que, sous peu, on pourra étudier des molécules organiques, à la base de la vie. Un électron fait le tour du noyau en 150 attosecondes. Plus rapides encore, les impulsions laser de l'ordre de l'attoseconde permettront de photographier pour la première fois un électron en mouvement.

Pour André Bandrauk, 2009 verra les débuts de l'application de la nouvelle science attoseconde. Une de ses premières applications devrait être en informatique. «Des chercheurs allemands pensent savoir comment augmenter la bande passante en électronique et se rapprocher de l'ordinateur quantifique», dit-il. Il explique que les nouveaux lasers de grande puissance permettront à la biophotonique de remplacer la biologie moléculaire dans l'étude des molécules organiques et de leur comportement. «On va pouvoir suivre ce qui se passe dans le temps, dans une cellule par exemple, comme un film», s'enthousiasme-t-il.

En 2009, l'Année polaire internationale s'achève

L'Année polaire internationale (API) fut un événement scientifique planétaire qui s'est étalé sur 24 mois, et qui prendra fin le 31 mars prochain. Après s'être penchés sur les pôles et leurs réactions aux changements climatiques, les 905 scientifiques réunis au colloque de l'API à Québec en décembre se sont montrés au moins aussi inquiets qu'enthousiastes, relate Louis Fortier, biologiste à l'Université Laval et directeur du réseau scientifique ArticNet.

«En 2009, on va commencer à sentir la soupe chaude, les répercussions des changements climatiques sur l'humanité vont s'affirmer», avertit l'expert.

Entre autres craintes malheureusement scientifiquement fondées, Louis Fortier anticipe une augmentation drastique des émissions de méthane séquestré dans le pergélisol depuis des temps immémoriaux.

Le méthane est un gaz à effet de serre de 25 à 60 fois plus puissant que le CO2. «Des extinctions sont probablement liées à l'émission de méthane par le passé», explique le titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la réponse des écosystèmes marins arctiques au réchauffement climatique. Cette année, en Sibérie, il explique que les concentrations de méthane à la surface de l'océan se sont révélées de 100 à 1000 fois supérieures à la normale.

Aussi, prédit-il sans trop d'incertitude, l'inlandsis du Groeandland devrait continuer à s'écouler de façon dramatique dans l'océan, faisant augmenter le niveau de la mer.

«Comme c'est un glacier sur une plaque continentale, sa fonte est responsable de 50 % de l'augmentation du niveau de la mer», explique Louis Fortier. Il croit que les mouvements des réfugiés climatiques seront bientôt une réalité.

Avec la hausse des concentrations de CO2 atmosphérique, la revue scientifique Nature anticipe également une poursuite de l'acidification des océans, ce qui pose des difficultés aux espèces marines, des coraux au plancton.

Côté environnement, dans son palmarès prédictif traditionnel, le magazine de vulgarisation Popular Science prophétise pour 2009 la disparition de l'ampoule incandescente au profit des fluocompactes.

De quoi stopper le réchauffement d'ici 12 mois? Les scientifiques en doutent.




Le transport aérien continuera de sentir les effets de la crise économique en 2009

04 01 2009

( Par Tobi Cohen, La Presse Canadienne - MONTREAL ) - L'industrie du transport aérien a connu une année difficile en 2008, les voyageurs ayant dû composer avec des suppléments pour le carburant, des frais de bagages, de longs contrôles de sécurité et des choix de vols limités. Et les experts ne s'attendent pas à voir la situation s'améliorer en 2009, malgré la baisse des prix des carburants.

WestJet a éliminé les suppléments pour le carburant adoptés par de nombreuses compagnies aériennes l'été dernier, et Air Canada a laissé tomber les frais pour les seconds bagages enregistrés et les suppléments pour le carburant sur ses vols nord-américains.

Le président par intérim de l'Association du transport aérien du Canada, Mike Skrobica, croit cependant qu'il y a des limites à ce que les transporteurs peuvent faire. Selon lui, la crise économique, qui est loin de s'améliorer, ajoute au problème, et plusieurs choisissent de diminuer les dépenses non essentielles en raison des craintes face à l'économie et à leur emploi.

"Le transport aérien est toujours le premier domaine touché en période économique difficile, a expliqué Joseph D'Cruz, un expert de l'industrie du transport aérien à l'Université de Toronto. Avec l'augmentation du taux de chômage, cette part du marché disparaîtra et, plus important encore, la crainte de perdre leur emploi poussera les gens à diminuer leurs dépenses."

La crise économique a déjà causé une diminution de 15 pour cent du trafic aérien, et les voyages d'agrément ne sont pas les seuls à avoir connu un déclin, a affirmé M. D'Cruz. Plusieurs entreprises, surtout les banques, se serrent la ceinture et éliminent tous les vols qui ne sont pas considérés comme essentiels. Par ailleurs, de nombreuses entreprises ont laissé tomber la classe affaires pour les vols les plus courts. Selon M. D'Cruz, la classe affaires ne génère plus autant de profits qu'auparavant pour les compagnies aériennes.

M. D'Cruz croit également que les voyageurs ne profiteront pas immédiatement de l'entente conclue au début décembre entre le Canada et l'Union européenne visant à ouvrir leurs marchés aériens. Les compagnies aériennes, a-t-il expliqué, ont éliminé certains trajets, diminué la fréquence des vols et commencé à utiliser de plus petits appareils pour certains vols, ce qui rend peu probable la possibilité d'une expansion majeure.

Les compagnies aériennes canadiennes ont réduit leur capacité au printemps dernier, bien avant que la crise économique n'atteigne des sommets. Par conséquent, le coefficient de remplissage d'Air Canada est plutôt bon en ce moment. Le transporteur observe toutefois un important déclin des réservations, ce qui le force à offrir des ventes de sièges et d'autres promotions pour encourager les gens à voyager, a souligné M. D'Cruz.

WestJet profite aussi de coefficients de remplissage particulièrement élevés, une situation que M. D'Cruz attribue a la chance, un conflit de travail chez Boeing ayant retardé la livraison d'un nouvel avion et, par conséquent, l'expansion prévue par l'entreprise.

Certains médias ont également rapporté récemment qu'Air Canada a commencé à modifier son image pour attirer la clientèle. L'entreprise aurait ainsi suggéré à son personnel, dans une note interne, de sourire davantage et de montrer un empressement à aider les clients. M. D'Cruz a cependant rejeté cette tactique, avançant que seul le prix influence le nombre de passagers.

Tout n'est toutefois pas sombre pour les voyageurs souhaitant toujours partir en vacances cette année.

La porte-parole de l'agence Flight Centre, Allison Eaton, a indiqué que la période des Fêtes a été aussi occupée qu'à l'habitude, et qu'il est toujours possible de trouver de bons prix sur les formules tout inclus. Ainsi, plusieurs forfaits quatre ou cinq étoiles sont vendus aux prix des trois étoiles, mais ils sont offerts en quantité limitée, selon Mme Eaton, de sorte qu'il existe de moins en moins de bonnes affaires pour ceux qui attendent à la dernière minute.

Par ailleurs, malgré les nombreuses histoires au sujet des aînés qui ont perdu toutes leurs économies dans l'effondrement des marchés, on ne s'attend pas à ce que la situation affecte les Canadiens qui migrent vers le sud chaque hiver. Selon Mme Eaton, les retraités ont les horaires les plus flexibles et sont prêts à partir en milieu de semaine ou après les Fêtes pour économiser.

Le porte-parole de l'Association canadienne des "Snowbirds", Michael MacKenzie, a de plus souligné que la majorité des retraités qui passent l'hiver en Floride, en Arizona ou en Californie choisissent de s'y rendre en voiture puisqu'ils prévoient rester sur place de trois à six mois.

A la grande surprise de M. MacKenzie, la crise économique s'est révélée avantageuse pour les retraités qui ont un peu d'argent. La crise immobilière américaine a fait descendre de moitié les prix des maisons en Floride, et la diminution des prix de l'essence rend les déplacements plus abordables. Plusieurs aînés se sont aussi fait une réserve de dollars américains lorsque le huard a atteint la parité, a-t-il ajouté.




Dépression : nouveau traitement avec action rapide sur le sommeil

04 01 2009

( Cyberpresse ) - L'agomélatine est un antidépresseur, qui vient tout juste de recevoir l'autorisation européenne de commercialisation en Europe.

Il se distingue des autres médicaments du genre puisqu'il est un régulateur de l'horloge interne. Il améliore l'état des patients déprimés en réajustant leurs rythmes biologiques naturels (phases de sommeil, états de vigilance, sécrétions hormonales) perturbés par la dépression.Le Dr Patrick Lemoine, psychiatre, commente les bénéfices de se nouveau médicament dans un article de Paris Match.




Séismes en Indonésie et en Afghanistan

04 01 2009

( Source: CCTV | 01-04-2009 10:04 ) - Un séisme d'une magnitude de 7,7 sur l'échelle de Richter a secoué la côte nord de la province indonésienne de Papua. Les autorités ont fait savoir que la secousse était assez puissante pour provoquer un tsunami. Selon des responsables, il y a eu des coupures d'électricité et les habitants, qui craignaient un raz-de-marée, ont quitté précipitamment leurs habitations.

Par ailleurs, un autre séisme s'est produit dans le nord-est de l'Afghanistan. Il a été ressenti jusque dans la capitale, Kaboul, pendant environ une minute. Selon l'Institut de surveillance géologique des Etats-Unis, le séisme a une magnitude préliminaire de 6,2 sur l'échelle de Richter et a été localisé dans le nord-est de la province du Badakhshan, dans l'Hindu Kush. Les tremblements de terre sont fréquents dans cette région faiblement peuplée.

( Rédacteur: Zhang Yan )




Crise : 69% des Français comptent dépenser moins en 2009

04 01 2009

( Europe 1.fr - Paris ) - Confrontés à la crise économique, 69% des Français envisagent de réduire les dépenses de leur foyer en 2009, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche. Les principales coupes franches dans les budgets devraient concerner les produits de haute technologie, téléviseurs ou informatiques par exemple. 48% des personnes interrogées comptent aussi réduire leurs notes au restaurant.

La crise inquiète les Français qui ont décidé de se serrer la ceinture dans les mois à venir. Selon un sondage pour le Journal du Dimanche, 7 Français sur 10 comptent réduire leurs dépenses en 2009. Les artisans et commerçants (83%) ainsi que les ouvriers (80%) sont plus nombreux à envisager de diminuer leurs budgets que les cadres supérieurs (63%) ou les professions intermédiaires (64%). Principales coupes franches dans les budgets : l'high tech.

Les produits de haute technologie tels que l'informatique, les photos et les écrans plasma devraient être sacrifiés en premier, pour 52% des Français. 48% des personnes interrogées comptent aussi diminuer les dépenses liées aux sorties au restaurant, 44% veulent économiser sur les voyages ou les vacances et 42% envisagent de dépenser moins pour les sorties au cinéma et les spectacles.

L'alimentation ne devrait elle pas souffrir d'une diminution de budget. 23% des femmes interrogées envisagent néanmoins de réduire ce poste de dépenses, contre 15% des hommes. Les budgets téléphonie et habillement ne devraient eux pas trop être touchés.




Les chars et les soldats israéliens sont dans Gaza

04 01 2009

( Europe 1.fr - Paris ) - Israël a lancé samedi soir une vaste offensive terrestre dans la bande de Gaza après une semaine de raids aériens. L’objectif affiché est de détruire les installations du Hamas à partir desquelles sont régulièrement tirées des roquettes. L’organisation islamiste palestinienne a menacé en retour de faire payer "un lourd tribut" à l'Etat hébreu. Dimanche matin, un premier bilan fait état de trente soldats israéliens blessés. Lors des raids aériens, plus de 400 Palestiniens avaient été tués. La France a condamné cette offensive alors que le Conseil de sécurité n’est lui pas parvenu à un accord.

Des blindés, des hélicoptères Apache, des unités d’infanterie, les services de renseignement : samedi soir, c’est bien la vaste offensive terrestre annoncée depuis plusieurs jours qu’Israël a lancé contre la bande de Gaza et le Hamas, après une semaine de raids aériens. Le ministre de la Défense a d'ores et déjà prévenu que l'offensive serait élargie "autant que nécessaire". Objectif affiché : "prendre le contrôle" des secteurs de Gaza d'où sont tirées les roquettes contre Israël. Le ministre de la Défense israélien a lui signé "un ordre de mobilisation urgente de milliers de réservistes". Dimanche matin, l'armée israélienne opérait déjà aux portes de la ville de Gaza, soit à plusieurs kilomètres de la frontière avec Israël. Avec le risque que le bilan humain soit lourd, côté palestinien et côté israélien.

Le Hamas a annoncé dimanche matin avoir capturé deux soldats israéliens lors de combats dans la bande de Gaza. Mais l'information a été démentie par l'armée israélienne. Tsahal a affirmé de son côté avoir "tué ou blessé plusieurs dizaines" de combattants palestiniens. Elle a également fait état d'une forte baisse des tirs de roquettes contre Israël. Toujours selon Tsahal, trente soldats israéliens ont été blessés depuis le début de l'offensive terrestre. La première victime civile de cette offensive terrestre a été un enfant palestinien tué par un tir d'obus de char dans la ville de Gaza.

"Votre entrée à Gaza ne sera pas une promenade de santé et Gaza sera votre cimetière avec l'aide de Dieu", a menacé en retour le porte-parole du Hamas. Dans un message diffusé quelques heures plus tôt sur sa radio intérieure, le Hamas avait menacé d'enlever des soldats israéliens en cas d'offensive terrestre. "S'ils (les Israéliens) entrent (dans Gaza), Gilad Shalit aura de nouveaux amis", a-t-il averti, en allusion au soldat israélien capturé le 25 juin 2006 par un commando palestinien et détenu depuis dans Gaza. La veille, le chef du Hamas, Khaled Mechaal, avait prévenu qu'un "sombre destin" attendait Israël s'il mettait les pieds à Gaza.

Sur le plan diplomatique, la première réunion du Conseil de sécurité s’est terminée sans accord. "Cette escalade militaire dangereuse complique les efforts engagés par la communauté internationale, en particulier l'Union Européenne et la France, les membres du Quartette et les Etats de la région pour faire cesser les combats, apporter immédiatement une aide aux civils et aboutir à un cessez-le-feu permanent", a réagi de son côté la France. Une mission de l'Union européenne est attendue au Proche-Orient dimanche. Le président français Nicolas Sarkozy doit aussi arriver lundi dans la région.

Depuis le début, le 27 décembre, de l'opération "Plomb durci" destinée à mettre un terme aux tirs de roquettes palestiniennes, au moins 466 Palestiniens dont 77 enfants et 23 femmes ont été tués et 2.360 blessés, selon un bilan de sources médicales palestiniennes.




Proche-Orient
Opération terrestre, blocage diplomatique

04 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - L'offensive terrestre israélienne dans la bande de Gaza est en cours. Celle-ci pourrait durer plusieurs jours, selon un communiqué de l'armée israélienne.

Des chars sont entrés et ont tiré en direction d'installations du Hamas. L'objectif est de prendre le contrôle des infrastructures d'où sont tirées les roquettes en direction d'Israël.

Les unités israéliennes comportaient des blindés, de l'infanterie et un appui aérien. Israël procédait également au rappel de milliers de réservistes pour prendre part à cette opération.

Des sources médicales ont indiqué à l'Agence France Presse que les premières attaques avaient fait un mort, un enfant, et au moins une dizaine de blessés à Gaza.

Du côté des militaires israéliens, une source anonyme citée par l'AFP a parlé de dizaines de combattants palestiniens tués par les forces terrestres. La branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a affirmé avoir tué neuf soldats israéliens et fait plusieurs blessés.

Aucun de ces bilans n'a pu être confirmé, bien que des sources médicales palestiniennes ont fait état de nombreux blessés palestiniens, que les ambulances n'ont pu atteindre en raison des combats. Un porte-parole militaire israélien a aussi affirmé que 28 soldats avaient été blessés.

La décision de faire appel à l'artillerie survient après huit jours consécutifs de raids aériens. Le plus récent de ces raids, cette fois contre une mosquée du camp de réfugiés de Jabaliya, samedi soir, avait tué au moins dix personnes, dont plusieurs enfants. L'attaque avait fait aussi plusieurs dizaines de blessés. Israël, qui a visé plusieurs mosquées depuis huit jours, soutient que plusieurs d'entre elles servent en fait de caches d'armes.

Samedi, en matinée, un commandant des Brigades Ezzedine al-Qassam a péri lors d'une frappe aérienne. L'homme est décrit par Israël comme un responsable chargé de l'organisation des tirs de roquettes dans toute la ville de Gaza, contre le sud d'Israël. C'est le deuxième haut dirigeant du mouvement islamique Hamas à périr depuis jeudi.

Les opérations israéliennes, qui se veulent une réplique aux tirs de roquettes du Hamas, n'ont toujours pas réussi à en réduire la cadence. Une vingtaine de roquettes ont explosé en Israël samedi, faisant trois blessés.

Au total, les quelque 750 raids israéliens menés depuis huit jours ont tué plus de 450 Palestiniens, dont un quart de civils et fait plus de 2200 blessés. D'autre part, selon l'armée israélienne, les quelque 500 roquettes tirées par le Hamas contre Israël durant la même période ont fait quatre morts, dont un soldat.

Aucun accord à l'ONU

Avant une séance extraordinaire du Conseil de sécurité de l'ONU, samedi soir, le secrétaire général Ban Ki-moon a demandé à Israël de mettre fin à l'opération terrestre, de protéger les civils et de permettre l'acheminement de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza.

Toutefois, le Conseil n'a pu s'entendre sur le texte d'une déclaration de cessez-le-feu après quatre heures de discussions, comme l'a confirmé son président, l'ambassadeur français Jean-Maurice Ripert, en fin de soirée.

La Libye, seul membre arabe (non permanent) du Conseil, avait demandé la tenue de cette réunion. Le texte présenté condamnait l'escalade de la violence et l'offensive israélienne, mais ne mentionnait pas les tirs de roquettes palestiniens sur le territoire d'Israël.

Les États-Unis se sont à nouveau rangé du côté de leur allié israélien pour bloquer la résolution. Le gouvernement américain a affirmé travailler à un cessez-le-feu, mais qu'il fallait s'assurer qu'un éventuel arrêt des violences soit permanent, c'est-à-dire que cessent les tirs de roquettes des combattants palestiniens.

Le président de l'Assemblée générale de l'ONU, Miguel d'Escoto, du Nicaragua, a posé un geste rare en venant s'informer de l'état des discussions au Conseil de sécurité. En son nom personnel, il a qualifié l'opération israélienne de « monstruosité » et déploré le « dysfonctionnement » du Conseil de sécurité.

Le Hamas menaçant, l'Europe plus modérée

Le Hamas a affirmé qu'Israël paierait cher son incursion, et a ajouté que la bande de Gaza deviendrait le cimetière des soldats israéliens.

Le président de l'Autorité palestinienne issu du Fatah, Mahmoud Abbas, a dénoncé l'opération terrestre menée par Israël.

L'Union européenne, dont la présidence est maintenant assumée par la République tchèque, a qualifié l'incursion israélienne d'opération défensive, plutôt qu'offensive. Pour sa part, la France a qualifié le tout d'escalade militaire dangereuse, et a condamné tant l'offensive terrestre que les tirs de roquettes du Hamas.

Israël avait déjà obtenu l'appui implicite de l'administration américaine pour une offensive terrestre. Dans son allocution radiophonique hebdomadaire, le président George W. Bush a rejeté l'entièreté du blâme pour cette crise sur le Hamas, tandis que son administration disait laisser Israël libre de décider de lancer ou non une offensive terrestre.

En début de soirée, Washington a averti Israël qu'il devait se soucier des conséquences de l'opération sur les civils gazaouis.

Le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, a aussi averti le Liban qu'il se tenait prêt à intervenir à la frontière nord entre les deux pays, dans une mise en garde certainement adressée au Hezbollah chiite.

Concert de protestations

En réaction aux raids sur la bande de Gaza, plusieurs dizaines de milliers d'Arabes israéliens se sont réunis dans la ville de Sakhnin, dans le nord d'Israël. Des milliers de policiers encadraient ce mouvement de protestation, pour éviter tout débordement.

Cette manifestation a trouvé son écho à Paris, Londres et Athènes, notamment. Dans la capitale britannique, plusieurs milliers de manifestants ont défilé devant la résidence du premier ministre. À Paris, c'est entre 21 000 et 25 000 personnes qui ont tenu à souligner leur opposition aux raids israéliens. À Athènes, quelque 3000 personnes ont défilé pendant plus de trois heures dans le centre jusqu'à l'ambassade d'Israël.




Proche-Orient

04 01 2009

Proche-Orient Opération terrestre, blocage diplomatique Mise à jour le samedi 3 janvier 2009 à 23 h 35 Partager Imprimer faq // Mise à jour technique L'offensive terrestre israélienne dans la bande de Gaza est en cours. Celle-ci pourrait durer plusieurs jours, selon un communiqué de l'armée israélienne. Des chars sont entrés et ont tiré en direction d'installations du Hamas. L'objectif est de prendre le contrôle des infrastructures d'où sont tirées les roquettes en direction d'Israël. Les unités israéliennes comportaient des blindés, de l'infanterie et un appui aérien. Israël procédait également au rappel de milliers de réservistes pour prendre part à cette opération. Des sources médicales ont indiqué à l'Agence France Presse que les premières attaques avaient fait un mort, un enfant, et au moins une dizaine de blessés à Gaza. Du côté des militaires israéliens, une source anonyme citée par l'AFP a parlé de dizaines de combattants palestiniens tués par les forces terrestres. La branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a affirmé avoir tué neuf soldats israéliens et fait plusieurs blessés. Aucun de ces bilans n'a pu être confirmé, bien que des sources médicales palestiniennes ont fait état de nombreux blessés palestiniens, que les ambulances n'ont pu atteindre en raison des combats. Un porte-parole militaire israélien a aussi affirmé que 28 soldats avaient été blessés. La décision de faire appel à l'artillerie survient après huit jours consécutifs de raids aériens. Le plus récent de ces raids, cette fois contre une mosquée du camp de réfugiés de Jabaliya, samedi soir, avait tué au moins dix personnes, dont plusieurs enfants. L'attaque avait fait aussi plusieurs dizaines de blessés. Israël, qui a visé plusieurs mosquées depuis huit jours, soutient que plusieurs d'entre elles servent en fait de caches d'armes. Samedi, en matinée, un commandant des Brigades Ezzedine al-Qassam a péri lors d'une frappe aérienne. L'homme est décrit par Israël comme un responsable chargé de l'organisation des tirs de roquettes dans toute la ville de Gaza, contre le sud d'Israël. C'est le deuxième haut dirigeant du mouvement islamique Hamas à périr depuis jeudi. Les opérations israéliennes, qui se veulent une réplique aux tirs de roquettes du Hamas, n'ont toujours pas réussi à en réduire la cadence. Une vingtaine de roquettes ont explosé en Israël samedi, faisant trois blessés. Au total, les quelque 750 raids israéliens menés depuis huit jours ont tué plus de 450 Palestiniens, dont un quart de civils et fait plus de 2200 blessés. D'autre part, selon l'armée israélienne, les quelque 500 roquettes tirées par le Hamas contre Israël durant la même période ont fait quatre morts, dont un soldat. Aucun accord à l'ONU Avant une séance extraordinaire du Conseil de sécurité de l'ONU, samedi soir, le secrétaire général Ban Ki-moon a demandé à Israël de mettre fin à l'opération terrestre, de protéger les civils et de permettre l'acheminement de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza. Toutefois, le Conseil n'a pu s'entendre sur le texte d'une déclaration de cessez-le-feu après quatre heures de discussions, comme l'a confirmé son président, l'ambassadeur français Jean-Maurice Ripert, en fin de soirée. La Libye, seul membre arabe (non permanent) du Conseil, avait demandé la tenue de cette réunion. Le texte présenté condamnait l'escalade de la violence et l'offensive israélienne, mais ne mentionnait pas les tirs de roquettes palestiniens sur le territoire d'Israël. Les États-Unis se sont à nouveau rangé du côté de leur allié israélien pour bloquer la résolution. Le gouvernement américain a affirmé travailler à un cessez-le-feu, mais qu'il fallait s'assurer qu'un éventuel arrêt des violences soit permanent, c'est-à-dire que cessent les tirs de roquettes des combattants palestiniens. Le président de l'Assemblée générale de l'ONU, Miguel d'Escoto, du Nicaragua, a posé un geste rare en venant s'informer de l'état des discussions au Conseil de sécurité. En son nom personnel, il a qualifié l'opération israélienne de « monstruosité » et déploré le « dysfonctionnement » du Conseil de sécurité. Le Hamas menaçant, l'Europe plus modérée Le Hamas a affirmé qu'Israël paierait cher son incursion, et a ajouté que la bande de Gaza deviendrait le cimetière des soldats israéliens. Le président de l'Autorité palestinienne issu du Fatah, Mahmoud Abbas, a dénoncé l'opération terrestre menée par Israël. L'Union européenne, dont la présidence est maintenant assumée par la République tchèque, a qualifié l'incursion israélienne d'opération défensive, plutôt qu'offensive. Pour sa part, la France a qualifié le tout d'escalade militaire dangereuse, et a condamné tant l'offensive terrestre que les tirs de roquettes du Hamas. Israël avait déjà obtenu l'appui implicite de l'administration américaine pour une offensive terrestre. Dans son allocution radiophonique hebdomadaire, le président George W. Bush a rejeté l'entièreté du blâme pour cette crise sur le Hamas, tandis que son administration disait laisser Israël libre de décider de lancer ou non une offensive terrestre. En début de soirée, Washington a averti Israël qu'il devait se soucier des conséquences de l'opération sur les civils gazaouis. Le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, a aussi averti le Liban qu'il se tenait prêt à intervenir à la frontière nord entre les deux pays, dans une mise en garde certainement adressée au Hezbollah chiite. Concert de protestations En réaction aux raids sur la bande de Gaza, plusieurs dizaines de milliers d'Arabes israéliens se sont réunis dans la ville de Sakhnin, dans le nord d'Israël. Des milliers de policiers encadraient ce mouvement de protestation, pour éviter tout débordement. Cette manifestation a trouvé son écho à Paris, Londres et Athènes, notamment. Dans la capitale britannique, plusieurs milliers de manifestants ont défilé devant la résidence du premier ministre. À Paris, c'est entre 21 000 et 25 000 personnes qui ont tenu à souligner leur opposition aux raids israéliens. À Athènes, quelque 3000 personnes ont défilé pendant plus de trois heures dans le centre jusqu'à l'ambassade d'Israël.




Face à une escalade dangereuse, Washington appelle à un cessez-le-feu durable

04 01 2009

( Agence France Presse - PARIS ) - Face à une escalade dangereuse à Gaza, condamnée par la France, après l'offensive terrestre lancée samedi par Israël, les Etats-Unis veulent "un cessez-le-feu durable" qui ne revienne pas au statu quo, selon un communiqué du Département d'Etat.

Les Etats-Unis souhaitent un cessez-le-feu "le plus vite possible" dans la bande de Gaza, mais il ne doit pas permettre un retour au "statu quo", a indiqué samedi un porte-parole du département d'Etat, répétant la position exprimée avant l'offensive terrestre israélienne contre le territoire palestinien.

"Le président Bush a été informé cet après-midi de la situation actuelle à Gaza et des actions de l'IDF (les force de défense israéliennes)", a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, Anthony Warren, quelques heures après l'entrée des troupes israéliennes dans la bande de Gaza. La Maison Blanche a également assuré que des "responsables américains" étaient "en contact régulier avec les Israéliens ainsi qu'avec des responsables de la région et en Europe".

Samedi soir, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a demandé la fin immédiate de l'offensive terrestre israélienne dans la bande de Gaza. M. Ban s'est entretenu au téléphone avec le Premier ministre israélien Ehud Olmert et lui a fait part "de son extrême préoccupation et de sa déception" après le déclenchement de l'offensive terrestre, déclare un communiqué de son service de presse.

De son côté, l'Espagne a exhorté Israël à mettre fin à son offensive terrestre dans la bande de Gaza, selon un porte-parole du ministère espagnol des Affaires étrangères cité par l'agence Europa Press.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, ancien envoyé spécial de l'UE au Moyen-Orient, "exhorte le Hamas à cesser de lancer des roquettes et Israël à mettre fin à son offensive terrestre", a indiqué le porte-parole.

Pour la France, "cette escalade militaire dangereuse complique les efforts engagés par la communauté internationale, en particulier l'Union européenne et la France, les membres du Quartette et les Etats de la région pour faire cesser les combats, apporter immédiatement une aide aux civils et aboutir à un cessez-le-feu permanent, comme demandé par les 27 ministres de l'Union européenne le 30 décembre".

La présidence tchèque de l'Union européenne a estimé qu'Israël n'avait pas le droit d'engager des actions militaires qui "affectent largement les civils", dans une réaction à l'offensive terrestre israélienne contre Gaza. "Le lancement d'opérations terrestres par les forces israéliennes dans la bande de Gaza n'est pas une surprise, il y avait des indications (suggérant) qu'Israël envisageait cette action", a déclaré le ministre tchèque des Affaires étrangères Karel Schwarzenberg, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE. Mais même le droit indéniable d'un Etat à se défendre lui-même n'autorise pas des actions qui affectent massivement les civils", a-t-il souligné dans un communiqué.

Le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband a estimé que cette offensive montre l'urgence d'un cessez-le-feu immédiat tandis que son homologue espagnol Miguel Angel Moratinos a exprimé samedi sa "solidarité et son soutien" au président palestinien Mahmoud Abbas lors d'une conversation téléphonique.

Les récents événements "montrent le besoin urgent d'un cessez-le-feu immédiat, auquel nous avons appelé. Cette escalade du conflit cause désarroi et consternation", a aussi déclaré M. Milliband dans un communiqué. Il a également rappelé que les efforts diplomatiques se poursuivaient de la part d'une délégation de ministres de l'Union européenne emmenée par le président français Nicolas Sarkozy, en visite dans la région dimanche et lundi.




Les chars et les soldats israéliens affrontent le Hamas à Gaza

04 01 2009

( Agence France Presse - GAZA ) - Les troupes israéliennes appuyées par des chars et des hélicoptères sont entrées dans la bande de Gaza où elle affrontaient dimanche les islamistes du Hamas, marquant une escalade après huit jours de bombardements qui ont déjà fait des centaines de morts chez les Palestiniens.

Réuni d'urgence à New York, le Conseil de sécurité de l'ONU s'est séparé sans parvenir à un accord sur un appel à un arrêt des hostilités réclamé par le secrétaire général Ban Ki-moon.

Sur le terrain, les combats mêlaient tirs de chars, d'artillerie, de missiles, de mortiers et d'armes légères et se concentraient dans le nord de la bande de Gaza, autour de la ville de Gaza, de Jabaliya, Beit Lahiya et Beit Hanun, selon des témoins.

Après huit jours de bombardements par air et par mer, l'offensive terrestre a commencé samedi soir avec la pénétration de chars et soldats dans le nord du minuscule territoire surpeuplé - 1,5 million d'habitants pour 362 km2 -, où ils ont essuyé des tirs de mortier du Hamas, selon des témoins. Ils ont aussi bombardé un dépôt de fuel à Beit Lahiya, provoquant un important incendie.

Des explosions et échanges de tirs étaient entendus dans plusieurs secteurs, alors que les troupes appuyées par des hélicoptères Apache avançaient. Les combattants palestiniens ont fait exploser des bombes placées au bord de la route à leur passage.

Dans un premier bilan officiel israélien, un porte-parole militaire a déclaré que 30 soldats israéliens avaient été blessés dans l'offensive terrestre, dont deux grièvement. Il a catégoriquement nié que des militaires soient morts, démentant un communiqué du Hamas qui affirmait que neuf soldats israéliens avaient été tués.

L'armée affirme aussi avoir "tué ou blessé plusieurs dizaines" de combattants palestiniens, alors que le Hamas ne précise pas ses pertes. De nombreux combattants palestiniens ont été blessés, selon des sources médicales palestiniennes, mais les affrontements ont empêché les ambulances d'arriver jusqu'à eux. Un porte-parole militaire israélien a également fait état d'une forte baisse des tirs de roquettes contre Israël. "Huit roquettes à courte portée et sept obus de mortiers ont été tirés depuis la déclenchement de l'opération terrestre", sans faire de victime, a-t-il dit.

Alors que la nuit avançait, des témoins ont vu les forces israéliennes approcher de l'agglomération de Sudaniyah, dans le nord-ouest du territoire. D'autres entraient dans un quartier de Beit Hanoun (nord-est), précédés par des appels aux habitants à évacuer.

Un enfant palestinien a été tué et 11 blessés par un tir d'obus de char dans la ville de Gaza, le premier décès recensé de l'offensive terrestre, selon des sources médicales. "Votre entrée à Gaza ne sera pas une promenade de santé et Gaza sera votre cimetière avec l'aide de Dieu", a affirmé un porte-parole du Hamas, Ismaïl Radwane. Selon la télévision du Hamas, la "résistance a préparé des centaines d'hommes et de femmes pour mener des opérations de martyr (attentats suicide)".

L'armée israélienne a annoncé que l'offensive terrestre durerait de "nombreux jours", la présidence du Conseil expliquant qu'elle visait à "prendre le contrôle" des secteurs de Gaza d'où sont tirées les roquettes contre Israël.

Un "nombre important de forces" participent selon l'armée à l'offensive terrestre, alors que le ministre de la Défense Ehud Barak a signé "un ordre de mobilisation urgente de milliers de réservistes".

Depuis le début, le 27 décembre, de l'opération "Plomb durci" destinée à mettre un terme aux tirs de roquettes palestiniennes, au moins 466 Palestiniens dont 77 enfants et 23 femmes ont été tués et 2.360 blessés, selon un bilan de sources médicales palestiniennes.

Durant la même période, quelque 500 roquettes palestiniennes tirées de Gaza ont fait quatre morts en Israël et une quinzaine de blessés.

Préparant l'offensive terrestre, l'aviation israélienne avait mené des dizaines de raids samedi, tuant au moins 25 Palestiniens, dont 16 dans une mosquée et deux chefs locaux du Hamas, selon les secours palestiniens.

L'offensive israélienne a aussi provoqué d'importantes destructions et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé "à la fin immédiate de l'opération terrestre et demandé qu'Israël fasse tout son possible pour assurer la protection des civils et l'acheminement de l'aide humanitaire".

Le président palestinien Mahmoud Abbas a de son coté condamné "vigoureusement" l'offensive terrestre et réclamé une réunion urgente du Conseil de sécurité.

Mais le Conseil n'a pas réussi à se mettre d'accord sur un texte appelant à un arrêt des combats, a déclaré son président, l'ambassadeur de France, Jean-Maurice Ripert. Il a cependant fait état de convergences de vues "pour exprimer notre très sérieuse préoccupation face à l'escalade de la violence et à la détérioration de la situation" et "pour appeler à un cessez-le-feu immédiat, permanent et respecté".

Il a aussi mentionné la nécessité de "protéger la population civile" et de "permettre et faciliter la fourniture d'assistance humanitaire" à Gaza.

Mais l'ambassadeur adjoint des Etats-Unis, Alejandro Wolff, a rappelé la position de Washington, faisant porter au Hamas et à ses tirs de roquettes la responsabilité de la situation. Les efforts des Etats-Unis, alliés d'Israel, "visent à établir un cessez-le-feu durable, fiable, qui soit respecté par tous et cela implique la fin des tirs de roquettes" et de l'approvisionnement de Gaza en armes, a-t-il dit. Le département d'Etat avait auparavant réclamé "un cessez-le-feu durable" sans retour à la situation antérieure.

Une mission de l'Union européenne est attendue au Proche-Orient dimanche. Le président français Nicolas Sarkozy doit aussi arriver lundi dans la région.




Nombreux médicaments consommés dans les prisons

04 01 2009

( Ariane Lacoursière - La Presse ) - Viagra, Anusol, antirétroviraux... La liste des médicaments consommés dans les prisons québécoises est vaste. Grâce à la Loi sur l'accès à l'information, La Presse a obtenu la liste de tous les produits médicaux distribués dans les centres de détention de Montréal et de Québec au cours des dernières années.

En un peu plus d'un an, plus de deux millions de dollars ont été dépensés à la prison de Bordeaux pour différents médicaments.

Les produits les plus consommés sont les antidépresseurs et les tranquillisants. De tous les détenus qui ont reçu des médicaments en 2007-2008, 30% se sont fait prescrire des antidépresseurs, pour un total de 694 000$.

Le gouvernement absorbe tous les frais liés à la consommation de médicaments en prison.

Les antirétroviraux coûtent aussi cher que les antidépresseurs à la prison de Bordeaux. L'an dernier, les détenus ont reçu pour 327 000 $ de traitements contre le VIH.

Plusieurs détenus semblent aussi avoir des problèmes de drogue. Plus de 98 000 $ ont été dépensés pour payer plus d'un million de doses d'agonistes d'opiacés, des médicaments qui servent notamment à sevrer les héroïnomanes. De tous ceux qui ont pris des médicaments à la prison de Bordeaux, 42,5 % prennent des agonistes d'opiacés.

À Québec

Au centre de détention de Québec, la liste de médicaments est plus détaillée. Elle couvre la période du 1er janvier 2002 au 31 juillet 2008. Durant cette période, le gouvernement a payé pour 32 millions de dollars de médicaments.

Tout comme à Montréal, les antidépresseurs sont fort populaires à Québec: on y a consommé pour plus de 622 000 $ de ces produits depuis 2002, soit 99 000 ordonnances.

Les antirétroviraux ont coûté encore plus cher: près de 680 000$.

Des antipsychotiques

Les antipsychotiques sont aussi très populaires. Plus de 75 000 ordonnances, pour un total de 950 000$, ont été rédigées au cours des six dernières années. Les frais d'agonistes d'opiacés s'élèvent quant à eux à 171 000$.

Sur la liste des médicaments consommés au centre de détention de Québec, on trouve aussi des choses étonnantes. Par exemple, on y a distribué pour 630 $ d'Anusol, un gel qui soulage les hémorroïdes.

Plus de 2000 $ ont été dépensés pour payer du Canesten, un produit qui combat les infections vaginales à levure.

Le ministère de la Sécurité publique a en outre été surpris d'apprendre que huit comprimés de Viagra et de Cialis, destinés à combattre la dysfonction érectile, figurent sur la liste des médicaments fournis à Québec.

«Le Viagra n'est pas un produit distribué dans les centres de détention. Selon nous, ces produits ont été commandés mais n'ont pas été distribués aux détenus», affirme le porte-parole du ministère de la Sécurité publique, Mario Vaillancourt.

( Avec la collaboration William Leclerc )




Trois tués dans un puissant tremblement de terre en Indonésie

04 01 2009

( 2009-01-04 11:43:19 - JAKARTA, 4 janvier ) - (Xinhua) -- Trois personnes, dont une fille de dix ans, ont trouvé la mort dans un puissant tremblement de terre survenu dimanche matin dans la province de Papousie de l'Ouest, dans l'est de l'Indonésie, rapporte DetikNews citant un responsable de l'Agence météorologique et géophysique (BMG) de l'archipel.

Au moins trois autres personnes ont été blessées, tandis que deux hôtels se sont effondrés et que plusieurs habitations et deux banques ont été détruites. L'électricité et les télécommunications ont été coupées, et des gens ont fui leurs maisons.

Les opérations de recherche et de secours sont en cours dans la région sinistrée.

Les secousses telluriques de magnitude 7.2, 5.1, 6.1, 5.1 et 7.6 sur l'échelle ouverte de Richter ont frappé la Papouasie de l'Ouest, tandis que la plus puissante s'est produite à 07H33 locales (22H33 GMT samedi) avec l'épicentre positionné à 0,88 degré de latitude sud, à 133,38 degrés de longitude est et à dix km au fond de la mer.